Voyages

Vis ma vie de GP

15 août 2018
un avion dans le ciel

Je  travaille dans une compagnie aérienne, ce qui, de mon point de vue, est déjà cool en soit. Mon métier, le marketing et le communication, m’amène à voyager régulièrement sur les lignes de ma compagnie. Cela me permet en plus de rédiger des articles pour le blog comme celui du Mexique ou de la République dominicaine. Dans aucun article vous ne me verrez parler de ma compagnie.

Le gros avantage de travailler dans une compagnie aérienne, c’est d’avoir accès à des billets GP (gratis passenger = gratuité partielle). C’est encore mieux quand c’est une grande compagnie qui a de multiples destinations comme Air France. Ma compagnie est bien plus petite mais elle a de nombreux accords avec d’autres compagnies (dont Air France d’ailleurs), ce qui ouvre de nombreux horizons.

Pour accéder à ces billets GP, je vais sur un site sur lequel je peux accéder à l’ensemble des vols auxquels j’ai droit, ainsi que les tarifs. Les remplissages ne sont pas mentionnés, nous avons juste une indication sous forme de smiley, vert, orange ou rouge. Cette indication n’est pas très fiable car un vol rouge n’est pas forcément plein.

Une fois les vols sélectionnés, on paie en ligne et on reçoit nos billets par mail. Jusque là c’est simple. C’est ensuite que cela se corse. Ces billets sont nécessaires pour prendre l’avion mais ne sont pas suffisants pour garantir d’y monter. Ils ne seront utilisables que s’il y a de la place sur le vol. Pour cela, il faut se rendre à l’aéroport et attendre la fin de l’enregistrement pour être confirmés ou non. Mais un vol plein ne le sera pas forcément au final car certains passagers ne se présentent pas : ils peuvent rater une correspondance, être en retard ou tout simplement ne pas venir. Ce sont ces passagers qu’adorent les GP car ce sont des sièges qui deviennent accessibles.

Une fois que le nombre de sièges libres est connu, s’il y en a moins que de GP en attente, la règle de l’appartenance à la compagnie puis celles de la hiérarchie et de l’ancienneté s’applique : quand je voyage sur ma compagnie, je suis prioritaire par rapport à des membres d’autres compagnies. Et si nous sommes plusieurs de la même compagnie, hiérarchie et ancienneté entrent en jeu.

Nous avons voyagé en famille sur ma compagnie vers la Floride il y a 2 ans et la Californie l’année dernière (je vous ai raconté notre road trip ici). Facile car je savais avant d’aller à l’aéroport qu’il resterait des sièges.

Pour le Brésil, il a fallu compter sur des compagnies « amies ».
Et vous allez voir, cela n’est pas un long fleuve tranquille.

Nous avons commencé par le plus simple, le vol direct de Air France entre Paris et Rio, départ à 23h30. Nous savions que le vol était prévu plein et que d’autres GP étaient « listés » (ils ont acheté les mêmes billets que nous). Nous comptions donc sur des « no-shows » (des passagers qui ratent leur vol). Pour savoir si c’est bon ou non sur les vols pleins, il faut attendre la HLE (Heure Limite d’Enregistrement), une heure avant le décollage pour les vols long-courrier.

22H30 : pas de bol pour cette fois, le vol est vraiment plein.
Un autre Cab pour rentrer à la maison.
Nous sommes très déçus évidemment, mais c’est le jeu.
C’est la première fois que cela m’arrive avec les Nains.

Comme c’était le dernier vol de la journée, les plans B et C étaient le lendemain, sur des vols non pas vers Rio mais vers Sao Paulo – avec AF au départ de Roissy et avec Aigle Azur à Orly, également prévus pleins et à la même heure…

Lequel choisir ???

Après un bon moment de réflexion sur les chances potentielles des 2 vols, Aigle Azur semblait le « moins mauvais ». On ne l’a pas joué à pile ou face mais pas loin.  Je n’étais pas très sereine car tout notre circuit était déjà payé et si nous ne montions pas le lendemain, il fallait changer les visites du premier jour à Rio, voire plus…

Après une courte nuit de sommeil, nous sommes arrivés à Orly à 8h30 et avons fait la queue pour pré-enregistrer nos valises. Le vol, prévu à 10h35, était plein, il fallait donc que 4 personnes au moins ne se présentent pas. Nous avions encore une heure à attendre. Heureusement que nous avions notre Uno voyageur. A la fermeture du vol, 1 heure avant l’embarquement. il manquait 5 personnes, nous avons donc été confirmés et avons pu embarquer.

11h30 de vol parfait plus tard, notre périple n’était pas fini puisqu’il fallait encore rejoindre Rio depuis Sao Paulo. Je n’avais pas encore acheté les billets pour ce vol intérieur, ne sachant pas combien de temps prendrait le passage de la douane brésilienne. Mais j’avais vu que nous avions des accords avec GOL, une des compagnies locales et qu’il y avait encore des vols à notre arrivée. Le passage de la douane a été long, comme partout, d’autant qu’il y a eu un souci avec Noé qui visiblement avait un homonyme sur le vol ou autre chose, nous n’avons pas eu d’explication mais cela nous a pris quelques précieuses minutes.

Nous avons foncé au comptoir de la compagnie GOL pour savoir s’il restait de la place sur le prochain vol pour Rio. Problème, ils ne parlent pas vraiment anglais et les billets n’apparaissent plus sur le site « staff ». Nous demandons donc le prix public : 700 euros pour nous 4… pour 1h de vol… euh, ça ne va pas le faire.

Je réessaie plusieurs fois de me connecter pour retrouver les vols que j’avais bien vus et au bout de 3 ou 4 fois, miracle, un vol apparait. Pas le prochain, celui d’après. Prix : 70 euros pour nous 4. Ouf. Le prochain vol étant toujours en enregistrement, je demande si on peut changer nos billets pour celui-ci. Oui mais il faut payer les taxes, soit une centaine d’euros. Tout compte fait, c’est bien d’attendre un peu, non ?  😛

Nous allons quand même enregistrer. Au comptoir, je repose la même question, sait-on jamais. L’agent regarde et oui, pas de problème. Sans supplément.

Petite danse de la joie intérieure et mille mercis à l’agent plus tard, nous sommes en vol pour l’aéroport régional de Rio. A 20 minutes de taxi de notre hôtel.

Fin d’une journée de GP… éprouvante mais qui finit bien.

Pour le retour, nous devions partir de Fortaleza. Il y a un vol direct avec Joon les vendredis et dimanches. Tous les autres vols sont avec correspondance. Ça s’annonçait bien, puis moins bien. Nous avons envisagé de partir plus tôt avec une autre compagnie mais avec une correspondance à Frankfort. Avec 5h de route entre notre hôtel et l’aéroport, on ne pouvait pas y retourner donc il aurait fallu trouver un hôtel à Fortaleza puis retenter un vol le lendemain, qui aurait été en correspondance, au Brésil ou en Europe.

Nous avons préféré tenter le vol direct en premier, quitte à passer une nuit dans un hôtel proche de l’aéroport. Et nous avons bien fait. Nous avons été confirmés dès notre présentation à l’enregistrement. Le vol était quasi plein, nous avons eu de la chance.

Vous l’aurez compris, avoir accès à ces billets est très avantageux mais il faut prévoir des solutions B, C voire D quand cela ne fonctionne pas, avoir un peu de marge sur le programme si on prend du retard et ne pas être trop stressé 🙂

J’espère qu’on s’en sortira aussi bien la prochaine fois 🙂

Vis ma vie de GP
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