Hello, hello,
Un trek de deux jours dans la jungle avec nos deux grands de 16 et 20 ans, vraiment ? Oui, et c’est même l’expérience la plus dépaysante de nos 3 semaines en Thaïlande. Au programme : une marche dans la jungle au sud-ouest de Chiang Mai, des baignades dans les cascades, une nuit chez l’habitant dans une famille Karen, puis une descente de rivière en radeau de bambou. Sans réseau, ou presque, et sans que personne ne réclame son téléphone (si, si). On vous raconte tout, avec ce qu’on referait et ce qu’on laisserait à la maison.
Sommaire
- Le trek de Maé Wang en bref
- Jour 1 : jungle, cascades et nuit chez les Karen
- Jour 2 : rizières, cascade de Mae Sa Pok et radeau de bambou
- Nos bons plans pour un trek à Chiang Mai
- Pourquoi organiser son trek avec ÔDASIE
- FAQ
- Alors, le trek dans la jungle, bien ou ?
Le trek de Maé Wang en bref
Notre trek se déroule dans le district de Maé Wang, à environ 1 h 30 de route de Chiang Mai, sur les pentes qui grimpent vers le Doi Inthanon, le plus haut sommet de Thaïlande. La région est traversée par la rivière Maé Wang, qui file ensuite rejoindre la Ping, et elle est peuplée de plusieurs ethnies montagnardes, dont les Karen, les Hmong et les Akha.
Les Karen sont de loin la plus importante de ces minorités en Thaïlande : environ 400 000 personnes, installées en grande partie le long de la frontière birmane et dans le nord du pays. Ils cultivent le riz en terrasses depuis des siècles, et ce sont leurs rizières qui offrent les plus beaux paysages du trek.
Le parcours, en résumé : départ à pied du village Karen de Mae Sa Pok, baignade dans une petite cascade, une heure à la Sunny waterfall, nuit dans une maison familiale au cœur de la jungle, puis le lendemain la célèbre cascade de Mae Sa Pok, un déjeuner dans un restaurant de montagne, une heure de radeau de bambou sur la rivière Maé Wang, et retour à Chiang Mai en milieu d’après-midi.
Jour 1 : jungle, cascades et nuit chez les Karen
Un départ en douceur (enfin, presque)
Rendez-vous à 9 h avec notre guide anglophone et notre chauffeur. Réveillée à 7 h 30, j’en profite pour faire 50 longueurs seule dans la piscine de l’hôtel. Oui, avant deux jours de marche. Non, je ne regrette rien.
Premier arrêt dans un marché local, puis au 7/11 pour une boisson repérée sur TikTok, un mélange de soda et d’autres trucs pas bons. TikTok : 1, moi : 0, les garçons : 2. Puis 1 h 30 de route jusqu’au village Karen de Mae Sa Pok, point de départ de la marche, où nous rejoint un deuxième guide, local, qui ne parle pas anglais mais arrive avec des bâtons de marche pour tout le monde.

Le sac, ou l’erreur de débutante
L’agence nous avait conseillé de prendre le minimum de vêtements pour le lendemain, le nécessaire de toilette, une serviette, du papier, de la crème solaire, et un gilet, car il pouvait faire 10 °C dans la montagne. J’ai ajouté ma mini trousse à pharmacie, un paréo, un pantalon et un tee-shirt à manches longues, les cirés, les ponchos de pluie et des bananes. Résultat : un sac à dos plein à craquer, avec un deuxième sac accroché dessus. Le look tortue ninja, en moins sportif.
Spoiler : c’était bien sûr beaucoup trop. Et il n’a jamais fait 10 °C (et il y avait du papier toilette).
Dans la jungle, loin des écrans
On s’enfonce dans la jungle en suivant le relief : ça monte, ça descend, ça remonte, on traverse des cours d’eau. La pluie de la veille n’a pas rendu le sol trop boueux, et la marche est plutôt agréable. Notre guide est adorable : en chemin, il montre aux garçons les jeux qu’il se fabriquait enfant avec ses copains, à base de feuilles. On est loin des écrans, et personne ne s’en plaint. Enfin, pas à voix haute.
Le vrai défi, c’est l’humidité. Même sous un ciel couvert, elle est au maximum, et on dégouline à grosses gouttes.
La cascade où on aurait pu plonger tout habillé
En arrivant à la première cascade, une petite chute au bord de la rivière, on n’a qu’une envie : plonger au plus vite. On se tortille pour enfiler les maillots de bain sous le paréo (bonne idée finalement, ce paréo) ! L’eau est divinement bonne, et seuls nos estomacs qui crient famine finissent par nous en faire sortir.
Bonne nouvelle, l’un de nos meilleurs déjeuners du voyage nous attend : riz frit aux légumes servi dans une feuille de bananier, poulet frit pour les garçons, et une ribambelle de fruits en dessert, ananas, pastèque… On se régale.

Sunny waterfall, puis dernière montée avant la pluie
On renfile nos vêtements trempés de sueur, et on reprend l’ascension jusqu’à une cascade plus grande, la Sunny waterfall, où l’on passe une heure. Cette fois, flemme générale de se remettre à l’eau : on se contente de l’admirer, ce qui est déjà très bien.
La dernière partie est raide, au sens propre, mais on arrive juste avant la pluie dans la maison de la famille Karen qui nous accueille pour la nuit, au milieu de la jungle. Et ça, c’était vraiment l’objectif.
Le paysage est fou : des rizières en terrasses à perte de vue, un vert presque irréel, une nature qui profite à fond de la saison des pluies.

Une nuit chez l’habitant
On dispose de deux chambres dans une partie à part, avec douche et toilettes privatives et une vue imprenable sur les rizières. Après une douche bien méritée, on part admirer les points de vue alentour.
À 18 h, je rejoins la cuisinière pour préparer les deux plats végétariens du soir, donc pour moi : un plat à base d’œufs et un wok de légumes. On passe à table, et tout est délicieux.
Après le dîner, notre guide nous propose des énigmes avec des allumettes. Le soleil a dû taper fort, car on est incapables d’en résoudre une seule, la honte intersidérale. Il a sûrement conclu qu’on était une famille de touristes un peu limités ! La nuit tombe vite, il fait noir complet à 20 h, et nos téléphones sont quasiment hors service. Les garçons lancent une partie de président… interrompue par l’attaque d’un scarabée volant, attiré par la lumière. Nos cris sont tels que la cuisinière accourt pour voir si on a besoin d’aide. On ignore ce qu’est devenu le scarabée.
Le silence retombe, total. Il n’est pas 22 h quand tout le monde est couché.

Jour 2 : rizières, cascade de Mae Sa Pok et radeau de bambou
Une nuit au cœur de la nature (et de ses bruits)
La nuit n’a pas été dingue. On se réveille plusieurs fois : il fait chaud sous la couette, les 10 °C annoncés ne sont jamais venus (heureusement que j’avais prévu tout ce qu’il fallait pour ne pas avoir froid !), et la jungle est nettement plus bruyante que notre quartier. À 6 h, j’assiste au lever du jour, avant de réussir miraculeusement à me rendormir jusqu’à 8 h 20.
Le petit déjeuner remet tout le monde d’aplomb : avocat, fruits, pain grillé et œufs.

La cascade de Mae Sa Pok, la star du trek
On repart à 10 h pour 1 h 30 de marche entre rizières, forêt et quelques chemins boueux, jusqu’à la cascade de Mae Sa Pok, l’une des plus connues des environs de Chiang Mai. Située à une soixantaine de kilomètres de la ville, dans le secteur du parc national de Mae Wang, elle est réputée pour son rideau d’eau qu’on peut traverser pour s’asseoir derrière la chute, à l’abri des rochers. Une véritable douche naturelle, et le principe du « massage à l’eau » que notre guide nous avait promis : on se place sous la cascade, et on laisse la nature masser les épaules. On y passe une heure.
Elle est la plus belle en saison des pluies, de juillet à novembre environ, quand le débit est au maximum. En saison sèche, elle peut se tarir complètement.
À notre arrivée, seul le groupe qui avait passé la nuit au même endroit que nous est là. Puis les autres arrivent, nombreux : la cascade est facile d’accès, donc tout le monde y va. Notre conseil : allez-y vraiment le matin, comme nous.
On déjeune ensuite dans un restaurant de montagne sur la route : pad thaï végé, poulet, riz frit au poulet, et toujours pastèque et ananas pour finir.
Descente de la rivière Maé Wang en radeau de bambou
Dernière étape, et pas la moindre : une heure de descente de la rivière Maé Wang en radeau de bambou. Le radeau est fait de cinq tiges de bambou assemblées, et il est piloté par un « captain » qui le dirige à l’aide d’une longue perche. Rien à voir avec du rafting : c’est plutôt contemplatif, les « rapides » sont très doux, et on profite du paysage qui défile. Seul bémol, ça fait un peu (très) mal aux fesses au bout d’un moment. Les bambous, c’est joli, mais ce n’est pas un canapé.
Retour à Chiang Mai : lessive et khao soi incendiaire
Le trajet retour prend moins d’une heure, la circulation est fluide, avec une averse express au milieu. Notre guide nous dépose à l’hôtel à 15 h.
Le temps de filer à la laverie près de l’hôtel : 140 baths (environ 3,70 €) pour une machine, deux doses de lessive et deux sèche-linge. Après deux jours de jungle, ce n’était pas du luxe : nos vêtements pouvaient presque marcher tout seuls.
Le soir, on célèbre notre retour à la civilisation au Lemongrass avec un khao soi, la spécialité du Nord. Sauf qu’on oublie de dire « no chili », et qu’on finit par cracher du feu. Toute l’histoire est dans notre article sur Chiang Mai.
Nos bons plans pour un trek à Chiang Mai
- Le sac : tenez-vous-en à la liste de l’agence (vêtements de rechange, toilette, serviette, crème solaire), le reste vous pèsera pour rien.
- Le maillot : portez-le sous vos vêtements, ou prévoyez un paréo pour vous changer au bord des cascades.
- La cascade de Mae Sa Pok : très accessible, donc très fréquentée, arrivez le matin.
- Les insectes : la nuit, la lumière les attire, à vous de voir si vous voulez de la compagnie.
- Avant et après le trek : nous logions au Banthai Village, avec piscine, idéal pour récupérer. Pour d’autres options, comparez les hôtels de Chiang Mai.
- Au retour : une laverie pour tout relaver d’un coup, et « no chili » si vous commandez un khao soi.

Pourquoi organiser son trek avec ÔDASIE
Un trek de deux jours dans le nord de la Thaïlande, c’est beaucoup de logistique pour une famille : le transport jusqu’au point de départ, les guides, la nuit chez l’habitant, les repas, la descente en radeau. ÔDASIE, agence francophone installée en Thaïlande depuis 2008, gère l’ensemble et construit des itinéraires 100 % sur mesure, adaptés à l’âge des enfants et au rythme de chaque famille.
L’agence défend aussi un tourisme éthique, respectueux des populations locales et de la nature, un vrai critère quand on part dormir chez l’habitant. Et pendant tout le voyage, une assistance 24 h/24 et 7 j/7 reste joignable en cas de besoin. On n’en a pas eu besoin, mais le confort de cette organisation nous a permis d’en profiter au maximum (et la prochaine fois, on s’en tiendra aux recos pour les sacs).
FAQ
Un trek dans la jungle en famille, c’est faisable ?
Oui. Avec nos deux garçons de 16 et 20 ans, ça s’est très bien passé, et c’est sans doute l’expérience la plus dépaysante du voyage. Le parcours alterne montées, descentes et passages de cours d’eau, avec une dernière portion raide avant la nuit. Le plus dur reste la chaleur et l’humidité. À notre avis, c’est faisable avec des enfants plus jeunes, dès 10 ans s’ils aiment marcher.
Que mettre dans son sac pour un trek de 2 jours ?
Des vêtements de rechange, le nécessaire de toilette, une serviette et de la crème solaire. En août, il n’a jamais fait froid la nuit : le gilet conseillé pour les 10 °C possibles ne nous a pas servi. Moins votre sac est lourd, plus la marche est agréable.
Le radeau de bambou, c’est du rafting ?
Non. Sur la rivière Maé Wang, la descente dure environ une heure et elle est contemplative : le radeau est guidé à la perche par un pilote, et les rapides sont très doux. Il faut juste accepter d’avoir un peu mal aux fesses à la fin.
Quelle est la meilleure période pour faire un trek à Chiang Mai ?
La saison fraîche et sèche, de novembre à janvier, est la plus confortable. Évitez plutôt février à avril, quand les brûlis agricoles enveloppent le nord du pays de pollution. De mai à octobre, c’est la saison des pluies : la jungle est luxuriante et les cascades sont à leur plus beau. Pour nous, août était parfait : la pluie nous a épargnés pendant la marche, et c’est la saison idéale pour la cascade de Mae Sa Pok.
Alors, le trek dans la jungle, bien ou ?
Oui, mille fois oui. Deux jours sans écrans, à transpirer ensemble, à plonger dans les cascades, à rater des énigmes d’allumettes et à hurler devant un scarabée : c’est exactement le genre de souvenirs qu’on vient chercher en voyageant avec nos grands. Et ces rizières en terrasses au réveil valent largement une nuit un peu agitée.
Ce récit est le troisième d’une série sur nos 3 semaines en Thaïlande, après Bangkok et Chiang Mai. La suite : la certification PADI de nos garçons à Koh Tao, nos bons plans à Koh Phangan, un récit plus personnel sur un imprévu qu’on n’avait pas vu venir, et le bilan pratique des 3 semaines. Je mettrai les liens à jour ici au fil des publications.
Vous avez d’autres spots ? N’hésitez pas à les partager en commentaire ▼
À bientôt pour un prochain voyage.
D’ici là, prenez soin de vous, inspirez-vous et créez-vous de chouettes souvenirs en famille !
Stéphanie
Cet article contient des liens affiliés : si vous réservez par leur intermédiaire, je touche une petite commission, sans aucun surcoût pour vous.
Merci, c’est ce qui permet au blog de continuer à vivre.






































Aucun commentaire