Hello, hello,
Après 3 jours à Bangkok, cap sur Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande. Cinq jours pour changer complètement d’ambiance : moins de bruit, moins de circulation, plus de vert. Bangkok nous avait mis en mode accéléré, Chiang Mai allait nous repasser en mode ralenti. Et surtout deux temps forts qu’on attendait avec impatience : une journée dans un sanctuaire d’éléphants, puis deux jours de trek dans la jungle avec une nuit dans un village Karen. Avec, en bonus, quelques adresses qu’on vous recommande les yeux fermés.
Sommaire
- Chiang Mai en bref
- Jour 1 : brunch, massage et premier marché de nuit
- Jour 2 : une journée au milieu des éléphants
- Jours 3 et 4 : deux jours dans la jungle, une nuit chez les Karen
- Jour 5 : sur les traces des rois Lanna, marchés et train de nuit
- Ce que nous aurions aimé faire
- Nos bons plans à Chiang Mai
- Pourquoi passer par ÔDASIE pour votre voyage en Thaïlande
- FAQ
- Alors, Chiang Mai, bien ou ?
Chiang Mai en bref
Ancienne capitale du royaume Lanna, Chiang Mai est nichée dans les montagnes du nord de la Thaïlande. La vieille ville, encore entourée de ses remparts et de ses douves, concentre une bonne partie des temples, tandis que les environs offrent randonnées, cascades et plusieurs sanctuaires d’éléphants. C’est une ville beaucoup plus calme que Bangkok, agréable à parcourir à pied, avec ses ruelles bordées de salons de massage et de petites boutiques. Autant dire que résister à un massage par jour demande une volonté de fer.
Jour 1 : brunch, massage et premier marché de nuit
Le Banthai Village, une maison de famille au cœur de la ville
Le Banthai Village est une ancienne maison, qui a abrité plusieurs générations d’une même famille, transformée en hôtel de charme de 44 chambres. Dès l’arrivée, on sait qu’on va être bien : un jardin tropical, du mobilier en bois, des chambres en bois sur deux niveaux, et une piscine dont les ados vont devenir des habitués, pour ne pas dire des résidents permanents. Les chambres sont spacieuses et décorées avec goût.
Côté emplacement, difficile de faire mieux : l’hôtel est à deux pas de la porte Tha Phae, la plus célèbre de la vieille ville, et à distance de marche du marché du dimanche soir comme du Night Bazaar, tout en restant au calme. Et pour aller plus loin, un Grab ne coûte vraiment pas cher.

Robert Bake & Brunch, des desserts qui ne se prennent pas au sérieux
Premier arrêt chez Robert Bake & Brunch, une adresse soufflée par Amélie (@trioverslemonde), que vous pouvez retrouver dans deux épisodes du podcast consacrés à la Bolivie en famille et à la Chine en famille. On y venait pour l’avocado toast, on en repart avec un souvenir plus inattendu : à côté de nous, des jeunes filles en cosplay enchaînent les poses pour un shooting photo, et en vitrine, les desserts ont une forme… disons particulière. Oui, ce sont bien des fesses de chien.
ChabaPrai, une heure de massage divin
Autre adresse d’Amélie, ChabaPrai, une enseigne de massage et spa qui compte plusieurs adresses dans la vieille ville, avec des soins à partir de 400 baths (environ 10,50 €). Elle le décrit comme le meilleur massage qu’elle ait eu en Thaïlande. Celui où nous allons est à dix minutes à pied du restaurant, l’occasion de découvrir cette ville pas mal touristique mais hyper agréable, où les salons de massage jouxtent les petites boutiques. Plusieurs types de massages sont proposés, dont le thaï, mais j’ai préféré un massage aux huiles d’une heure, pour plus de douceur. C’est divin, je confirme. Népoux n’a pas eu de créneau ce jour-là, il y est retourné le lendemain : pas question de rester sur sa faim.
Le marché du dimanche soir, la Sunday Walking Street
Tous les dimanches soir, la vieille ville accueille l’Old Town Night Market, aussi appelé Sunday Walking Street, un marché nocturne géant où on trouve de tout : vêtements, artisanat, bijoux, food. Il y a beaucoup de monde mais ça circule bien, et on peut facilement y passer plusieurs heures entre les stands et les restaurants. J’y ai trouvé des éléphants, un pantalon et de jolis magnets (le frigo de la maison commence sérieusement à manquer de place !). Et bien sûr des temples au détour des ruelles.
Les ados, eux, ont voté piscine à l’unanimité. Rentrés pendant mon massage, ils en ont profité seuls pendant une heure, et le marché ne leur disait rien, mais alors rien du tout. On est donc rentrés, avant de ressortir dîner.
Padthai Restaurant, la pépite qui ne paie pas de mine
Envie d’un pad thaï : direction le Padthai Restaurant, à 15 minutes de l’hôtel. Fait de bric et de broc, il ne paie vraiment pas de mine, et pourtant c’est top. Il n’y avait personne quand on est arrivés, et sans l’adresse trouvée via ChatGPT, on ne serait sans doute jamais entrés. On aurait loupé quelque chose : c’était bon, pas cher, avec plusieurs options végé, et la grand-mère qui a pris notre commande était adorable. Si vous passez par là, je vous le recommande à 1000%.
Sur le chemin, petit tour au 7/11 pour goûter des boissons improbables : une eau protéinée pour moi (je n’ai pas pu en boire plus de trois gorgées), du coca chocolat Dubaï et une glace à la fraise pour les garçons, qui ont adoré leurs trucs chimiques, surtout le chocolat. À consommer avec modération : la fraise devient vite écœurante. Ce soir-là, la diététique n’était clairement pas au programme.
Jour 2 : une journée au milieu des éléphants
Avant les éléphants, un détour par la laverie
Petit conseil pratique : avant de partir au sanctuaire, on dépose notre linge à la laverie juste à côté de l’hôtel. Comptez 40 baths le kilo (environ 1 €) en lavage normal, ou 70 baths le kilo (environ 1,80 €) en express, avec récupération le jour même à 17 h. On partait en trek le lendemain, donc on a tout mis en express pour nos 6 kilos, soit 420 baths (environ 11 €). En répartissant 2 kilos en express et 4 en normal, on aurait économisé environ 3 €. Oui, je fais des calculs de laverie en vacances.
L’Elephant Nature Park, un refuge et pas un zoo
Direction l’Elephant Nature Park, à une soixantaine de kilomètres au nord de Chiang Mai, entre deux averses. Fondé par Sangduen « Lek » Chailert, ce sanctuaire proposait autrefois balades à dos d’éléphant et spectacles, avant de tout arrêter au milieu des années 2000 pour devenir un vrai refuge : les éléphants recueillis, souvent après des années de travail forcé ou de tourisme, y sont observés et nourris, jamais montés ni mis en scène.
Messi Nuam, Gentil et les autres : les éléphants du camp
On commence par Messi Nuam, une grand-mère généreuse, la plus âgée du camp, qui a longtemps travaillé dans le tourisme et fait aujourd’hui office de nounou pour les plus jeunes.
Une autre éléphante s’est gravement brûlé la patte dans un feu et reçoit des soins tous les jours. Son meilleur ami est mort il y a deux ou trois ans et elle a rejoint une nouvelle famille, mais la doyenne ne l’a pas encore acceptée, contrairement aux plus jeunes.
Dans une troisième famille, un jeune du nom de « Gentil », qui ne l’est pas toujours, a été recueilli avec sa mère. Il s’approche de nous, mais en réalité c’est parce qu’on se trouvait devant le garde-manger. Son soigneur intervient et lui donne à manger. La pluie se met alors à tomber fort et on se réfugie sous l’abri où les soigneurs préparent la nourriture, en retirant la base des régimes de mini-bananes.
Juste à côté, une vieille éléphante de 80 ans porte des creux au niveau des tempes, signe de l’appauvrissement hormonal lié à l’âge. N’ayant pas trouvé d’amie, elle est promenée par son soigneur et suit un régime particulier, une banane à la fois. Un peu plus loin, deux vieilles éléphantes accidentées, devenues amies, vivent à part. Et il y a même une piscine réservée aux plus jeunes, où deux mamans et leurs petits se baignent quand l’envie leur prend. La piscine, visiblement, c’est un truc d’ados chez les éléphants aussi.
Nourrir une éléphante aveugle, notre plus beau moment
Le déjeuner, tout végétarien, est un vrai kif, j’ai clairement trop mangé. La pluie continuant de tomber, on enfile bottes et ponchos achetés au 7/11, look de randonneur du dimanche garanti, pour rejoindre une autre partie du camp et préparer le repas d’un groupe d’éléphantes. On se répartit en deux équipes : boules de riz d’un côté, découpe des pastèques de l’autre (en six pour les jeunes, sans la peau pour la doyenne). L’activité est limitée à deux groupes, soit environ 25 personnes au total.
Une fois le repas prêt, direction les quatre éléphantes présentes, chacune avec son soigneur. On dépose la nourriture au bout de leur trompe, qu’elles utilisent comme une cuillère. Pour la grand-mère aveugle, on lui touche la trompe pour signaler notre présence, et ça fonctionne tout aussi bien. Un des plus beaux moments du séjour.
La baignade des éléphantes dans la rivière, prévue ensuite, est annulée : la pluie a rendu l’eau trop haute et trop dangereuse. On se contente de marcher à leurs côtés, une balade écourtée elle aussi car l’une des éléphantes n’avait pas du tout envie d’avancer. Et c’est très bien comme ça : ici, c’est l’éléphant qui décide.
Retour à l’hôtel
Retour sous des trombes d’eau, qui s’arrêtent pile au moment de plonger dans la piscine. Un timing parfait, pour une fois. Les garçons s’amusent un long moment avec deux frères de 5 et 7 ans, ravis de jouer au ballon avec des « grands ». Népoux part enfin se faire masser chez ChabaPrai pendant que je récupère les garçons.

Musashi, sushis copieux et clim polaire
Ce soir, c’est japonais, chez Musashi sushi bar, encore une bonne pioche dénichée grâce à ChatGPT : bon, copieux et pas cher, 1242 baths (environ 32 €) pour nous quatre. Seul bémol, c’est très long et la clim est à fond. N’y allez pas le ventre déjà creux, et prenez un châle.
Jours 3 et 4 : deux jours dans la jungle, une nuit chez les Karen
Deux jours pleins de choses à raconter : la marche sous une humidité tellement extrême qu’on aurait pu se jeter tout habillés dans la première cascade venue, une nuit chez l’habitant au village Karen (énigmes ratées, attaque d’un scarabée volant, cris qui font accourir la cuisinière), et une descente en radeau de bambou sur la rivière Maé Wang qui finit par faire mal aux fesses. Verdict : oui, un trek de deux jours passe très bien avec des ados de 16 et 20 ans, et c’est probablement l’expérience la plus dépaysante du séjour.
Le récit complet arrive dans un article dédié au trek (voir en fin d’article).
En pratique, deux conseils. Allégez la liste d’affaires : j’en avais prévu beaucoup trop et j’ai porté un sac plein à craquer pendant deux jours pour rien. Et au village Karen, la nuit est très calme, mais allumer la lumière le soir, c’est inviter tous les insectes du coin.
Retour en ville : Lemongrass, le khao soi qui fait cracher du feu
Impossible de quitter Chiang Mai sans goûter le khao soi, LA spécialité du Nord : des nouilles aux œufs dans un bouillon de curry au lait de coco, coiffées de nouilles croustillantes. Le soir du retour du trek, direction Lemongrass, sur les conseils d’Alicia @alicia.desprets, pour le tester.
Erreur de débutants : on oublie de préciser « no chili » comme nous l’avait conseillé Vincent d’Ôdasie.
Résultat, le 16 ans et moi crachons du feu.
Népoux et le 20 ans ont pris autre chose moins relevés donc pas de problème pour eux. Au bout de deux bouchées, le 16 ans déclarent forfait et son frère lui propose d’échanger leurs assiettes ! J’ai eu bien chaud mais c’est vrai que c’était bon.
Retenez la formule magique, à prononcer dès la commande : « no chili ».
Jour 5 : sur les traces des rois Lanna, marchés et train de nuit
Notre guide ÔDASIE vient nous chercher à l’hôtel et nous accompagne toute la journée. Chiang Mai compte plus de 300 temples dans la ville et ses environs. Impossible de tout voir, on en visite deux, aux antipodes l’un de l’autre.
Wat Chiang Man, le temple où tout a commencé
On commence par le plus ancien, Wat Chiang Man, fondé en 1296 par le roi Mengrai au moment même de la fondation de la ville, dont il aurait servi de résidence royale pendant la construction. Situé au nord-est de la vieille ville, il est connu pour son chedi entouré de 15 éléphants sculptés et pour deux petites statues de Bouddha vieilles de 1000 ans, plus anciennes encore que Chiang Mai elle-même, particulièrement vénérées.
Sur place, notre guide remarque que notre 16 ans a mal au genou et lui propose un massage. La douleur disparaît, presque miraculeusement. Népoux en profite pour évoquer son coude douloureux depuis un an et demi, malgré de nombreuses séances de kiné. Le guide le manipule aussi, et apparemment ça lui fait du bien également. Guide, kiné, ostéo : trois métiers pour le prix d’un.

On passe ensuite devant le Monument des trois rois, qui représente Mengrai, Ramkhamhaeng et Ngam Mueang, les trois souverains alliés pour fonder Chiang Mai en 1296. Puis devant ces statues de lions qu’on retrouve à l’entrée des temples : les singha montent la garde par paire, censés repousser les mauvais esprits et protéger le seuil entre la rue et l’enceinte sacrée.
Pique-nique au bord de la rivière Ping
Direction un marché local pour acheter fruits et gâteaux : chaque district de Chiang Mai a le sien, ouvert le matin. Un plat de base coûte environ 50 baths (environ 1,30 €), un peu moins cher sur les marchés car il n’y a pas toujours de quoi s’asseoir.
Pour déguster nos trouvailles, on s’installe au bord de la rivière Ping. C’est une des quatre rivières qui forment le fleuve de Bangkok, le Chao Phraya, profonde de deux mètres et traversée par un pont de fer. Sur les bancs le long de l’eau, on goûte des gâteaux à base de riz gluant ou de farine de riz, du pamplemousse bien plus doux que le nôtre, et des mangoustans. Pour les ouvrir, pas besoin de couteau : il suffit d’appuyer sur la tige. Beaucoup de Thaïlandais eux-mêmes l’ignorent : on repart donc avec une astuce que même les locaux n’ont pas. La chair est délicieuse, douce, sucrée, légèrement acidulée, mais attention à ne pas croquer le noyau.
Warorot, le grand marché centenaire
Cap ensuite sur le marché de Warorot, que les habitants appellent Kad Luang, le « grand marché ». Il a ouvert vers 1910, à l’initiative de la princesse Dara Rasmi, sur un terrain qui servait autrefois de lieu de crémation aux souverains de Chiang Mai. Ravagé par un incendie en 1968 puis reconstruit, c’est aujourd’hui l’un des marchés les plus vivants de la ville : tissus, vêtements traditionnels, souvenirs, produits frais et spécialités du Nord, avec deux sanctuaires chinois juste à côté, témoins des marchands qui ont fait vivre le quartier.
On y achète un porte-monnaie (80 baths, environ 2 €), du café et du thé (320 baths, environ 8 €), avant de profiter du food court. Même principe qu’à Bangkok mais en plus petit, et sans bataille pour trouver une table : riz frit, nouilles, nems, boulettes de fromage et frites au menu.
Wat Ket Karam, le temple oublié des bords de la Ping
On termine par Wat Ket Karam, construit en 1428 au bord de la rivière Ping. Peu visité, c’est pourtant l’un des plus beaux, justement parce qu’il a peu été restauré. Il abrite aussi un petit musée, rempli d’objets anciens et de vieilles photos qui racontent l’histoire de Chiang Mai.
En entrant, on tombe en plein suat mon, la récitation des prières : les moines psalmodient à voix haute des textes en pali, la langue des écritures bouddhiques. On reste là, sans un mot, à écouter.
Retour à l’hôtel pour un dernier plouf et une deuxième machine : les ados n’avaient pas donné tout leur linge la veille ! Certaines choses ne changent pas, même à l’autre bout du monde.
Retour à Bangkok en train de nuit
Dîner à bord : on aurait pu s’épargner le 7/11
Avant de monter, on cherche de quoi dîner, pensant qu’il n’y aurait pas forcément de wagon-restaurant. Le 7/11 de la gare est moins bien achalandé que d’habitude. On prend quelques trucs pas terribles qu’on ne pourra pas réchauffer, plus deux salades César juste à côté. Cinq minutes après le départ, un serveur passe avec un menu. On commande quatre plateaux, plutôt pas mal. Leçon retenue : inutile de faire des provisions, et ne jamais sous-estimer un train thaïlandais.
Une nuit (très) agitée
Après le dîner, deux employés viennent faire les lits : celui du haut est déjà prêt, il suffit de le descendre, et pour celui du bas il faut installer le drap sur le matelas. Népoux se casse la figure en voulant brancher son téléphone et récolte un bleu impressionnant. Couchette : 1, Népoux : 0. Une jeune passagère lui tend gentiment un bâton de mercurochrome, une première pour nous. Autour de nous, tout le wagon s’endort en quelques minutes. Nous, un peu moins.
Car si les passagers sont silencieux, le train, lui, ne l’est pas du tout : difficile de s’endormir, et très facile de se réveiller toutes les deux heures. Résultat, le réveil à 5 h 20 pique un peu, d’autant qu’on n’arrive à Bangkok qu’à 7 h 15, avec trois quarts d’heure de retard.
Ce que nous aurions aimé faire
Faute de temps, on a dû faire l’impasse sur Wat Phra That Doi Suthep, le temple perché dans la montagne qui veille sur Chiang Mai. C’est pourtant le plus emblématique de la région. Il se trouve à 15 km de la ville, à 1073 mètres d’altitude, et on y accède par un escalier de plus de 300 marches bordé de nagas, ces serpents mythiques gardiens des temples. Les mollets des ados l’ont échappé belle.
La légende raconte qu’au XIVe siècle, un éléphant blanc portant une relique du Bouddha a été lâché dans la jungle. Arrivé au sommet de la montagne, il a barri trois fois, puis s’est effondré : le roi y a vu un signe et a fait construire le temple à cet endroit précis. Depuis l’esplanade, la vue embrasse toute la ville. Ce sera pour un prochain passage à Chiang Mai.
Nos bons plans à Chiang Mai
- Hébergement : le Banthai Village, ou les autres hôtels de Chiang Mai, en visant le quartier de la porte Tha Phae pour tout faire à pied.
- Sanctuaire d’éléphants : choisissez-en un sans balade à dos d’éléphant ni spectacle, et réservez en amont, les groupes sont limités (environ 25 personnes pour le nourrissage).
- Laverie : 40 baths le kilo en normal (environ 1 €), 70 en express (environ 1,80 €). Ne passez en express que ce dont vous avez besoin le soir même.
- Massage : ChabaPrai, le massage aux huiles d’une heure.
- Restos pas chers : Padthai Restaurant pour le pad thaï, Musashi sushi bar pour un dîner japonais copieux (prévoyez un châle).
- Temples : Wat Chiang Man, le plus ancien, et Wat Ket Karam, le moins touristique.
- Mangoustans : pas de couteau, appuyez sur la tige.
- Train de nuit : un serveur passe avec un menu peu après le départ, inutile de dévaliser le 7/11.
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Et les guides sont top.

FAQ
Combien de temps prévoir à Chiang Mai en famille ?
Nous y avons passé cinq jours. Ce qui nous a laissé le temps de combiner sanctuaire d’éléphants, deux jours de trek dans la jungle et une journée dédiée aux temples et aux marchés, sans courir. Avec moins de temps, il faudrait sacrifier soit le trek, soit une partie des temples.
Quelle est la meilleure période pour visiter Chiang Mai ?
De novembre à janvier, pendant la saison fraîche et sèche. Les nuits descendent autour de 12 à 15 °C et c’est la période des fêtes des lanternes, Loi Krathong et Yi Peng. Évitez plutôt février à avril, quand les brûlis agricoles enveloppent le nord de la Thaïlande d’un épais nuage de pollution. De mai à octobre, c’est la saison des pluies : jungle luxuriante, cascades en pleine forme et hôtels moins chers, mais des activités qui dépendent de la météo. Nous y étions en août : il a plu, oui, mais jamais très longtemps, et pas pendant le trek, donc ça n’a pas été un problème.
Quel sanctuaire d’éléphants choisir à Chiang Mai ?
Nous avons choisi l’Elephant Nature Park, l’un des plus reconnus. Sa fondatrice, Sangduen « Lek » Chailert, a été désignée parmi les « Héros de l’Asie » par le magazine Time en 2005 et a reçu la Légion d’honneur en 2022 pour son combat en faveur des éléphants. Le parc a cessé spectacles et balades dès le milieu des années 2000 et a recueilli plus de 200 éléphants depuis sa création, sur une centaine d’hectares. Si vous en choisissez un autre, vérifiez qu’il ne propose ni balade à dos d’éléphant ni spectacle.
Un trek dans la jungle avec des ados, c’est faisable ?
Oui, avec nos deux garçons de 16 et 20 ans. Ça s’est très bien passé, et c’est sans doute l’expérience la plus dépaysante du voyage. Le plus dur, c’est la chaleur et l’humidité. Partez léger, votre dos vous dira merci.
Le train de nuit Chiang Mai-Bangkok, ça vaut le coup en famille ?
C’est une expérience, mais pas une nuit réparatrice : le train est bruyant et on se réveille souvent. Le dîner servi à bord est correct, et les lits sont faits par le personnel après le repas.
Où loger à Chiang Mai avec des enfants ?
Nous avons logé au Banthai Village. C’est un hôtel de charme avec piscine et jardin tropical, à deux pas de la porte Tha Phae. Un bon compromis entre calme le soir et accès à pied aux temples, restaurants et marchés.
Alors, Chiang Mai, bien ou ?
On a a-do-ré, et on aurait pu rester bien plus longtemps. Le rythme est complètement différent de Bangkok, plus lent, plus vert, et après trois jours de ville, ça fait un bien fou. Chiang Mai se vit à pied, entre temples, salons de massage et petites boutiques, sans jamais avoir l’impression de courir.
Et puis il y a tout ce qu’on n’oubliera pas : nourrir une éléphante aveugle au bout de sa trompe, une nuit dans un village Karen au milieu de la jungle, des moines qui récitent leurs prières dans un temple que les touristes ont oublié. Et partout, une gentillesse désarmante : la grand-mère du Padthai Restaurant, notre guide qui soigne genou et coude entre deux visites, la passagère du train et son bâton de mercurochrome. Chiang Mai, c’est un vrai coup de cœur.
Ce carnet est le deuxième d’une série sur nos 3 semaines en Thaïlande, après notre article sur Bangkok. La suite : notre trek de 2 jours dans la jungle en détail, la certification PADI de nos ados à Koh Tao, nos bons plans à Koh Phangan, un récit plus personnel sur un imprévu qu’on n’avait pas vu venir, et le bilan pratique des 3 semaines. Je mettrai les liens à jour ici au fil des publications.
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À bientôt pour un prochain voyage.
D’ici là, prenez soin de vous, inspirez-vous et créez-vous de chouettes souvenirs en famille !
Stéphanie
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