Hello, hello,
Amélie, son mari Dylan et leur fils Aaron, 3 ans, sont en tour du monde depuis deux ans, sans date de retour fixée. Ils voyagent en mode sac à dos, économes sur les hébergements pour mieux se faire plaisir sur les activités.
La Chine n’était pas prévue au programme. Amélie a vécu deux ans au Cambodge, dans un immeuble où la population chinoise était très présente, et elle en a gardé une mauvaise expérience qui l’a longtemps tenue à distance du pays.
Et puis les stories d’un ami parti une semaine et resté un mois leur donnent envie d’y faire un saut. Dylan réserve un billet.
Dès le premier trajet en métro à Pékin, leurs a priori prennent un coup : Dylan s’énerve qu’on le pousse, et les Chinois autour de lui se confondent en excuses, hyper gênés. Le couple comprend que cette habitude de pousser n’a rien d’agressif, c’est juste une autre façon de faire la queue.
Résultat : la Chine devient le seul pays que la famille visite deux fois pendant son tour du monde. Un mois à l’est, un mois plus tard dans l’ouest, direction le Yunnan, jusqu’à la frontière du Laos et du Vietnam.
Pékin : la Grande Muraille, le Palais d’été et la Cité interdite
Premier arrêt de la Chine de l’est : Pékin (Beijing, comme l’appellent les locaux). La famille fait les incontournables sur deux jours, plus une journée complète pour la Grande Muraille.
La Grande Muraille demande une journée entière et de l’eau : les marches sont étroites et irrégulières, et il faut être en forme si on monte jusqu’au point de vue le plus haut. Amélie la fait une première fois sous la pluie et en sort frustrée de n’avoir rien vu.
Elle y retourne lors du second passage en Chine, en plein hiver, sous un grand soleil : l’expérience n’a plus rien à voir.
Vous trouverez ce type de visite guidée de la Grande Muraille de Mutianyu sur GetYourGuide.
Le Palais d’été est le coup de cœur d’Amélie à Pékin : un site immense, traversé de ponts, où l’on passe de temple en temple, au bord d’un lac. La Cité interdite vaut aussi le détour mais demande moins de temps qu’on ne l’imagine : une demi-journée suffit si on n’est pas passionné d’histoire.
Pour les billets, Amélie conseille de les acheter sur place plutôt qu’en ligne, pour éviter les commissions.
Côté table, le canard laqué du restaurant Dadong, une chaîne très connue à Pékin, reste l’un des meilleurs repas du voyage selon Amélie.
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Pingyao : la ville fortifiée et illuminée
Direction Pingyao, repérée elle aussi sur les stories d’un ami voyageur. La ville est entourée de remparts fortifiés, une ville dans la ville. Le soir, les remparts s’illuminent et l’ambiance change complètement de celle de Pékin.
On peut faire du vélo sur les remparts, déguster le thé local dans une maison de thé spécialisée, et visiter le musée des journaux anciens si on aime la presse d’autrefois. Amélie y découvre aussi un dessert local qu’elle ne retrouvera nulle part ailleurs dans le pays.
Xi’an : l’armée de terre cuite
Xi’an est une étape coup de cœur. La famille y va avant tout pour l’armée de terre cuite : des milliers de soldats sculptés, construits par un empereur pour le protéger dans l’au-delà.
Amélie conseille de ne pas prendre de guide, le site se comprend facilement, mais prévient qu’il y a beaucoup de revendeurs qui tentent de vendre des billets plus chers en prétendant qu’il n’y a plus de place à l’accueil officiel. Une matinée suffit pour visiter le site.
Xi’an, c’est aussi une belle mosquée, des parcs où souffler avec un enfant en bas âge, et un dessert de rue qu’Amélie garde en mémoire : du riz gluant sucré, vendu sur un bâton, dans plusieurs couleurs et parfums.
Vous trouverez des billets d’entrée pour l’armée de terre cuite sur GetYourGuide.
Chengdu : les pandas géants
À Chengdu, on se perd dans les rues, chaque coin de rue ayant ses propres commerces, et on croise des restaurants qui font danser leur personnel sur le trottoir pour attirer les clients.
Mais l’incontournable de la ville reste le parc à pandas. Le site se présente comme un centre de préservation et non un zoo : les pandas y seraient relâchés une fois adultes. Amélie note que ce discours est contesté par certains, sans pouvoir trancher elle-même.
Voir un panda géant manger assis contre un arbre, en vrai, reste l’un des chocs visuels du voyage pour Amélie. Le site abrite aussi des pandas roux. Dylan regrette de n’avoir pas eu le temps de voir un Bouddha sculpté dans la roche, dans une grotte des environs.
Vous trouverez des billets d’entrée pour la base de préservation des pandas sur GetYourGuide.
Zhangjiajie : les montagnes qui ont inspiré Avatar
Zhangjiajie, ce sont les montagnes qui ont inspiré les décors du film Avatar. Amélie recommande de réserver son billet au dernier moment plutôt qu’à l’avance, car la météo change vite et le site n’a aucun intérêt par temps de brouillard.
Une fois sur place, des télésièges emmènent les visiteurs entre les points de vue, sans gros effort physique. Comptez une demi-journée à une journée complète, en visant l’ouverture pour éviter la foule.
Un pont de verre suspendu dans le vide, très photographié, se trouve à proximité ; la famille a choisi de ne pas le faire, le jugeant plus orienté photo que découverte.
Vous trouverez des billets d’entrée pour le parc de Zhangjiajie sur GetYourGuide.
Yangshuo : la croisière sur la rivière Li
À Yangshuo, la croisière sur la rivière Li, en petit bateau de bambou, rappelle à Amélie la baie d’Halong au Vietnam. Petit détail amusant : le prix d’entrée pour un enfant se calcule sur sa taille, pas sur son âge.
La famille loue aussi un scooter électrique pendant deux jours pour se balader entre les rizières, s’arrêter dans un petit marché local et profiter d’un hôtel avec vue sur la baie, pour un budget très raisonnable.
Huangshan : randonnée vers le Lotus Peak
Huangshan est l’étape la moins marquante du voyage pour Amélie. Il faut prendre un téléphérique pour rejoindre les hauteurs, puis marcher pour profiter des points de vue, notamment celui appelé Lotus Peak.
On peut aussi visiter des étangs et les ruelles pavées de la petite ville. Une étape pour les amateurs de randonnée et de nature, moins indispensable selon Amélie que les précédentes.
Hangzhou : la capitale du thé
Hangzhou est la ville du thé. Un lac traverse la ville et Amélie conseille d’en faire le tour, là où se concentrent les animations.
La famille marche jusqu’aux rizières de thé environnantes, puis participe à une dégustation : les Chinois s’installent parfois deux heures pour goûter plusieurs variétés avant d’acheter, emballées avec soin pour le retour en France. Amélie y goûte le thé Longjing, réputé dans toute la Chine.
Shanghai : la skyline et le Bund
Dernière étape de la partie est du voyage : Shanghai, une skyline impressionnante qu’Amélie compare à celle de Hong Kong. Elle conseille de se balader sur le Bund au coucher du soleil, vers 16-17 heures, pour la plus belle vue de la ville.
La tour de Shanghai, avec son sol en verre, permet d’admirer le coucher ou le lever du soleil ; la famille la fait au coucher, avec peu de monde sur place. Le parc Disneyland de Shanghai est aussi sur la liste des choses à faire, bien que la famille n’y soit finalement pas allée (elle confond avec celui visité au Japon).
C’est à Shanghai qu’Amélie découvre les playgrounds des centres commerciaux, où l’on peut laisser son enfant jouer en toute sécurité pendant qu’on fait ses courses, surveillance vidéo et reconnaissance faciale obligent : la Chine retrouverait une personne disparue en moyenne en sept secondes, grâce à son réseau de caméras.
Shanghai, c’est aussi l’occasion pour Amélie de revoir certains de ses a priori : l’interdiction de klaxonner, votée et respectée en quelques jours seulement selon un expatrié rencontré sur place, ou encore l’habitude de cracher dans la rue, héritée d’une croyance ancienne (expulser le mal du corps en cas de rhume ou de mal de gorge), de plus en plus rare chez les jeunes générations.
Retour à Pékin, puis cap sur le Yunnan
Un mois plus tard, la famille revient en Chine pour finir ce qu’elle n’avait pas eu le temps de faire à Pékin, avant de partir vers l’ouest du pays, en direction du Yunnan. Le climat change radicalement : de 3-8 degrés à Pékin en hiver à 30 degrés dans le Yunnan.
Chongqing : le métro qui traverse un immeuble
À Chongqing, ville de plus de 32 millions d’habitants régulièrement noyée dans la brume, le métro traverse un immeuble d’habitation et de commerces, avec une station directement à l’intérieur.
Le centre-ville est marqué par un tube qui passe à travers trois immeubles, et par la Hongya Cave, un ensemble illuminé le soir, très photographié. Amélie recommande aussi les marchés de rue pour les vapeurs (dim sum), et le métro pour la vue qu’il offre sur la ville.
Dali : les trois pagodes et la vieille ville
À Dali, les trois pagodes du patrimoine historique sont incontournables, suivies d’une balade dans la vieille ville aux maisons en bois, où vivent encore des agriculteurs au milieu des rizières. La famille loue un scooter pour s’arrêter au gré des rizières et explorer plus librement.
Lijiang : les ethnies Naxi et le glacier de Jade Dragon Snow Mountain
Lijiang marque l’entrée dans le Yunnan profond, beaucoup moins touristique pour les Occidentaux. Dans la vieille ville, la famille croise le groupe ethnique Naxi, reconnaissable à ses costumes traditionnels bleu et rouge, qui joue de la musique dans les rues.
Un téléphérique permet de monter à 4 500 mètres d’altitude pour voir le glacier de Jade Dragon Snow Mountain, l’un des derniers glaciers encore présents dans l’hémisphère nord à cette latitude. En redescendant, la Blue Moon Valley dévoile une eau turquoise, qu’Amélie rapproche de celle des Rocheuses canadiennes.
Le soir, un spectacle en plein air au pied du glacier, mettant en scène les ethnies locales à cheval, marque Amélie : elle évoque des frissons et des larmes, et Aaron, 3 ans, reste absorbé pendant une heure entière.
Vous trouverez des excursions vers le glacier de Jade Dragon Snow Mountain sur GetYourGuide.
Xishuangbanna : la frontière du Laos et la culture Dai
Dernière étape du voyage, à la frontière du Laos : Xishuangbanna, un mélange d’influences chinoise, vietnamienne et thaïlandaise. La famille y loue un scooter, indispensable pour se déplacer, et passe une nuit dans une chambre avec vue sur la ville pour 20 euros.
Le night market de Gaojiang est incontournable, avec ses boutiques de location de costumes traditionnels pour se faire prendre en photo en famille, une pratique très populaire chez les Chinois eux-mêmes.
Amélie et Dylan tentent la Wild Elephant Valley, un parcours sur passerelles suspendues au-dessus de la jungle. Ils n’y croisent pas d’éléphants sauvages le jour de leur visite (mieux vaut y aller le matin, quand les éléphants descendent boire) et découvrent que le parc présente alors des éléphants gardés en réserve aux visiteurs déçus. Le reste du parcours se fait en pleine nature, où la famille croise un macaque d’une espèce rare.
Le soir, impossible de manquer les stands de brochettes de rue, à prix dérisoire, ni la place principale du village où des centaines de Chinois, débutants et danseurs confirmés, dansent par thème (salsa, tango…) jusque tard. Aaron y joue sur des voitures électriques pendant que ses parents regardent le spectacle.
La famille visite aussi un temple à quelques minutes de la frontière laotienne, et un village dédié à la culture Dai, qui partage des traditions communes avec la Thaïlande et le Laos.
Voyager en Chine avec un enfant de 3 ans
Amélie n’a jamais mis Aaron en garderie en Chine : la barrière de la langue et le rythme soutenu du voyage (3-4 jours par ville en moyenne) rendaient l’idée compliquée. Mais elle souligne que la Chine est l’un des pays les plus simples à vivre avec un enfant en bas âge : trottoirs aménagés, rues propres, poussette qui passe partout, contrairement à d’autres pays d’Asie du Sud-Est.
Les activités préférées d’Aaron : les parcs animaliers (pandas, éléphants) et les télésièges, pour les vues qu’ils offrent même à 3 ans. Mais selon Amélie, le vrai souvenir fort pour un enfant en Chine, ce sont les interactions quotidiennes avec les locaux : la population chinoise, très extravertie, multiplie les échanges spontanés avec les voyageurs, et particulièrement avec les enfants.
Guide pratique
- Heures de vol : environ 13 à 14 heures pour un vol direct Shanghai-Paris, d’après les recherches de Dylan. La durée varie selon la ville chinoise de départ.
- Décalage horaire : environ 5 à 6 heures, comme en Asie du Sud-Est (estimation d’Amélie, à vérifier selon la période de voyage).
- Formalités : le visa est gratuit pour les Français et a été prolongé à 30 jours.
- Santé : les vaccins recommandés sont l’hépatite A et l’hépatite B. Une vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être envisagée si le voyage inclut des zones rurales reculées, à l’inverse des grands axes touristiques.
- Budget : la Chine s’est révélée moins chère que la Thaïlande pour la famille. Un trajet en VTC (Didi, l’équivalent local d’Uber) d’une demi-heure coûte environ 5 euros, une chambre d’hôtel de bonne qualité 10 à 15 euros, un repas dans un restaurant local 2 à 3 euros.
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FAQ
Faut-il un visa pour aller en Chine en famille ? Pour les Français, le visa est gratuit et a été prolongé à 30 jours. Aucune autre formalité spécifique n’a été nécessaire pour cette famille en tour du monde.
Quel budget prévoir pour un voyage en famille en Chine ? La Chine s’est révélée moins chère que la Thaïlande pour cette famille. Les VTC, les hôtels et les repas au restaurant local coûtent peu : comptez environ 5 euros pour une course de 30 minutes, 10 à 15 euros pour une chambre d’hôtel de qualité, et 2 à 3 euros pour un plat dans un restaurant local.
La Chine est-elle adaptée à un voyage avec un jeune enfant ? Oui selon cette famille, qui a voyagé avec un enfant de 3 ans : les trottoirs sont aménagés, les rues propres, et la poussette passe partout, contrairement à d’autres destinations d’Asie du Sud-Est. La population chinoise, très extravertie, multiplie aussi les interactions spontanées avec les enfants.
Combien de temps prévoir pour un voyage en Chine en famille ? Cette famille a passé deux mois au total en Chine, répartis sur deux séjours d’un mois chacun, un à l’est du pays et un dans l’ouest (Yunnan). Le pays est immense et chaque ville est différente de la précédente : difficile de tout voir en deux semaines.
Le Podcast est sur Instagram @familleetvoyages. Vous pouvez retrouver tous les autres épisodes sur le blog, Apple Podcast, Deezer, Spotify, Podcast Addict…
N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire si l’épisode vous a aidé dans l’organisation de votre voyage ou si vous avez des questions.
À bientôt, pour un nouvel épisode.
D’ici là, prenez soin de vous, inspirez-vous et créez-vous de chouettes souvenirs en famille !
Stéphanie
Crédit music : Luk & Jo / Montage : Alice Krief






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