Hello, Hello,
Après notre première étape à Pula et au cap Kamenjak, nous quittons la côte et la chaleur de l’Istrie pour changer complètement de décor. Direction les montagnes, près de la frontière slovène, dans une région beaucoup moins connue des voyageurs : le Gorski Kotar.
Cette région montagneuse et très boisée est idéale pour une parenthèse nature en Croatie, entre forêts profondes, rivières sauvages et petits villages discrets.
Au programme de ces deux nuits à Trsce : une immersion en pleine nature, l’observation d’ours en liberté et une descente en canoë sur la rivière Kupa. Autant vous dire qu’on est loin des plages et des transats.
Sommaire
Arriver à Tršće et dans le Gorski Kotar
Observer des ours en liberté dans le Gorski Kotar
Faire du rafting sur la rivière Kupa
Un déjeuner gastronomique… ou de le flemme
Où dormir à Trsce
Bon à savoir avant de visiter le Gorski Kotar
Ce qu’on retient du Gorski Kotar
FAQ – Gorski Kotar en Croatie
Arriver à Tršće et dans le Gorski Kotar
Nous quittons la côte et ses températures élevées pour rejoindre les montagnes. Enfin, sur le papier, on espère un peu de fraîcheur.
Il faut environ 3 heures pour parcourir 186 kilomètres. Autant dire que ce ne sont pas des autoroutes. La route serpente entre les montagnes couvertes d’arbres bien verts. C’est beau, mais ça tourne beaucoup.
La pause pipi à 50 centimes avec vue à Učka est franchement bienvenue.
Notre objectif en rejoignant cette région : observer des ours en liberté dans les forêts croates, inscrites au réseau écologique européen Natura 2000.
Observer des ours en liberté dans le Gorski Kotar
Avec qui faire cette activité ?
C’est clairement l’activité la plus atypique de notre road trip.
Népoux et le 15 ans n’étant pas très enthousiastes à l’idée de passer six heures dans une cabane d’observation (je ne comprends toujours pas pourquoi :)), j’ai donc réservé seule.
L’activité est proposée par Crobear, une petite structure spécialisée dans l’observation d’ours dans les forêts du Gorski Kotar. Le principe est simple : les visiteurs sont installés dans une cabane d’observation aménagée au cœur de la forêt pour observer les ours dans leur environnement naturel.
Deux options sont proposées :
- photo à l’iPhone derrière les vitres : 120 euros
- photo “pro” avec vitre ouverte en mode camouflage : 180 euros
On ne paie que si l’on voit effectivement des ours, ce qui n’est pas négligeable quand on sait que l’on va passer plusieurs heures dans une cabane en pleine forêt.
Ours ou pas ours ?
Après avoir déposé nos affaires, Népoux me dépose au point de rendez-vous avec deux gourdes d’eau, la batterie externe pour mon téléphone et quelques gâteaux.
Željko et sa fille m’emmènent ensuite à la cabane d’Erženi, près de Prag, à 840 mètres d’altitude. Le trajet dure environ vingt minutes, dont les trois quarts en 4×4 sur des pistes forestières très étroites et bien pentues dans la région du Gorski Kotar.
À notre arrivée, une maman ourse et ses trois petits sont là…
mais s’enfuient immédiatement.
Ils sont revenus et je les ai observés pendant 40 minutes. Ils étaient un peu cachés par la végétation et mon zoom était limité, mais ils étaient bien là. Calmes. Puissants. Indifférents à ma présence.
Comme tout est calme, je décide de m’aventurer sur le pas de la porte de la cabane, en tenant la porte ouverte. C’est interdit, mais je me dis que j’aurai largement le temps de rentrer si besoin.
Les ours m’ont totalement ignorée et se trouvaient à environ 20 mètres de moi. Bien sûr, si un autre ours était arrivé par derrière, cela aurait pu être un problème. Je ne peux donc pas recommander de le faire, mais il ne m’est rien arrivé.
Ils sont partis… puis un renard est apparu.
Comment assurer que le ours seront là ?
Avec le recul, je pense que les ours sont probablement attirés par de la nourriture déposée par le guide. Sur le moment, cela ne m’avait pas traversé l’esprit, mais le fait qu’ils restent aussi longtemps au même endroit me fait aujourd’hui douter.
Dans ce cas, cela garantit évidemment que les visiteurs voient des ours… et que l’activité est payée.
Cela ne change pas le fait que les ours sont bien là et que voir une maman et ses petits dans la forêt reste un moment très impressionnant. Est-ce que j’aurais préféré attendre six heures pour ne rien voir ? Sans doute pas. Mais si c’est bien le cas, je trouve dommage de ne pas être informée clairement.
Pendant ce temps-là, Népoux et le 15 ans ont fait les courses et préparé le dîner : salade de pâtes, tomates cerises, courgettes grillées et mozzarella. Un dîner de roi.
Faire du rafting sur la rivière Kupa
Pour éviter d’enchaîner trop de routes de montagne, j’ai réservé une activité rafting à 45 minutes de Trsce.
Bon ben… encore des virages.
Nous avons choisi l’activité Rafting sur la rivière Kupa, proposée par Mare Vrbnik.
La rivière Kupa marque la frontière naturelle entre la Croatie et la Slovénie.
Après nous être équipés à quelques mètres de la frontière, nous la traversons pour rejoindre le point de départ. Nous embarquons côté slovène… et descendons la rivière en longeant la Croatie.
Nous choisissons un canoë pour trois, tous dans la même embarcation. C’est plus convivial que le kayak et parfait pour une sortie en famille.
La rivière est assez basse ce jour-là, ce qui rend la descente plutôt tranquille. Nous suivons Ivan, notre guide.
L’environnement est magnifique : une vallée très verte, bordée de forêts épaisses. L’eau est transparente et nettement plus fraîche que la mer. On sent immédiatement qu’on est en montagne.
Le soleil est légèrement voilé, ce qui rend la température idéale pour pagayer sans être en surchauffe.
Nous passons quelques rapides — modestes à cause du niveau d’eau — mais suffisants pour provoquer quelques éclaboussures et quelques trajectoires pas toujours maîtrisées. Un photographe placé à certains passages immortalise ces moments.
Une pause baignade est proposée au milieu de la descente. L’idée de nager entre la Slovénie et la Croatie est amusante, mais l’eau reste fraîche. La baignade est donc rapide.
Côté faune, nous apercevons des faucons et surtout de drôles de canards capables de courir sur l’eau. En battant des ailes, ils utilisent leurs pattes pour courir littéralement à la surface.
La descente se termine tranquillement. À l’arrivée, une surprise nous attend : des cabines pour se changer, ce qui est très pratique. Les photos prises pendant l’activité sont également incluses.
Durée : environ 3 heures.
Tarif : 50 euros par personne.

Un déjeuner gastronomique… ou de la flemme
Notre hôte nous avait conseillé un restaurant dans un village à une quinzaine de minutes de Trsce.
Nous y arrivons vers 15 h 30, affamés.
La serveuse nous annonce une heure d’attente pour les plats.
À cette heure-là, c’est trop long. Nous décidons de rentrer et de faire quelques courses au Konzum près de chez nous.
Sauf que… c’est dimanche. Tout est fermé.
Il est 16 h et nous avons vraiment faim. Nous improvisons donc une salade de riz avec ce qu’il reste.
Pas extraordinaire, mais suffisant.
Le soir, nous devions retourner au restaurant. Finalement, l’idée de refaire presque une heure aller-retour sur des routes sinueuses ne nous motive pas beaucoup. Chips, pâtes, huile d’olive et pastèque feront très bien l’affaire.
Où dormir à Tršće
J’ai trouvé un appartement dans la maison d’un policier du village.
La chambre en face de notre appartement était libre, donc notre hôte a gentiment laissé le 15 ans la prendre plutôt que de dormir dans l’un des lits superposés dans notre chambre. Résultat : nous avions beaucoup d’espace.
Le logement est situé dans un environnement très calme, à cinq minutes à pied de l’épicerie du village (fermée le dimanche après-midi, n’oubliez pas) et à dix minutes en voiture du point de rendez-vous pour l’observation des ours.
Ce n’est pas très moderne mais c’est confortable, pas cher et cohérent avec l’expérience.
Bon à savoir avant de visiter le Gorski Kotar
- Les routes sont très sinueuses, prévoyez du temps pour les trajets.
- Les villages sont petits et les commerces peuvent être fermés le dimanche.
- Les activités nature comme l’observation d’ours ou le rafting nécessitent souvent une réservation à l’avance.
- Les températures sont nettement plus fraîches que sur la côte, même en été.
Ce qu’on retient du Gorski Kotar
Cette étape est radicalement différente du reste du voyage.
Moins de monde, des paysages de forêts denses, des routes sinueuses et une vraie immersion dans la nature.
Observer des ours en liberté est une expérience marquante. Le rafting sur la rivière Kupa est accessible en famille et permet de découvrir une autre facette de la Croatie, plus sauvage, au cœur du Gorski Kotar.
FAQ – Gorski Kotar en Croatie
Vous préparez un passage dans cette région montagneuse de Croatie ? Voici quelques réponses aux questions que l’on se pose souvent avant de visiter le Gorski Kotar.
Où se trouve le Gorski Kotar en Croatie ?
Le Gorski Kotar se situe entre l’Istrie et Zagreb, près de la frontière slovène. Cette région montagneuse et forestière est beaucoup moins touristique que la côte croate.
Peut-on vraiment voir des ours dans le Gorski Kotar ?
Oui, certaines structures organisent des sessions d’observation depuis des cabanes installées en forêt. Les chances d’en voir sont assez élevées, mais la nature ne garantit jamais rien.
Le rafting sur la rivière Kupa est-il adapté aux familles ?
Oui, lorsque le niveau d’eau est bas, la rivière est assez calme. Les rapides restent modestes et l’activité est accessible avec des adolescents.
Combien de temps rester dans le Gorski Kotar ?
Deux jours suffisent pour découvrir la région lors d’un road trip en Croatie, notamment pour combiner observation d’ours et rafting sur la rivière Kupa.
Faut-il une voiture pour visiter le Gorski Kotar ?
Oui, la voiture est indispensable. Les villages sont petits et les activités nature sont souvent éloignées les unes des autres.
Alors, le Gorski Kotar, bien ou…
Bien si vous aimez les endroits un peu à part. Ici, pas de plages ni de centres historiques animés. On vient pour les forêts épaisses, les routes qui serpentent dans la montagne, le silence et cette sensation d’être loin de tout.
Observer une maman ourse et ses petits dans la forêt, pagayer sur une rivière qui marque la frontière entre deux pays, dormir dans un petit village de montagne… cette étape nous a montré une autre facette de la Croatie, plus sauvage et beaucoup plus discrète.
Et vous, passer plusieurs heures dans une cabane pour observer des ours en liberté, ça vous tenterait ? Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez ▼
À bientôt, pour la suite du road trip.
D’ici là, prenez soin de vous, inspirez-vous et créez-vous de chouettes souvenirs en famille !
Stéphanie


























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