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Voyage au Kirghizistan : l’aventure en terre inconnue de Camille

13 mars 2026
Kirghizistan

Hello, Hello,

Voyager au Kirghizistan, c’est entrer dans un pays de hautes montagnes, de chevaux en liberté et de campements nomades. Camille raconte un voyage un peu particulier : une surprise organisée pour son mari, qui découvre la destination seulement à l’aéroport. Pendant 12 jours, ils traversent le pays entre Bichkek, Songkul, Tash Rabat, Köl-Suu et Issyk-Kul, avec l’envie d’aller chercher des paysages sauvages et une vraie part d’aventure.

 

Étape 1 : Bichkek, première immersion en Asie centrale

Le voyage commence à Bichkek, la capitale. L’ambiance y est surprenante : grandes avenues héritées de l’époque soviétique, mais aussi influences asiatiques dans les visages, les marchés et la nourriture.

Ils goûtent leur première spécialité locale, le koumis, un lait de jument fermenté, puis vont au bazar d’Och, immense marché où ils achètent leurs provisions pour plusieurs jours : eau, viande séchée et surtout huit kilos de fruits secs pour leurs randonnées.

C’est aussi là qu’ils rencontrent Nikolaï, leur guide et chauffeur, qui ne parle que russe et kirghiz. La communication se fera avec des gestes, quelques mots appris sur place… et beaucoup de confiance.

Étape 2 : de Bichkek à Kizart, les premières montagnes

Très vite, la route grimpe. En quelques heures, ils passent de 800 à 3 600 mètres d’altitude.

Les paysages deviennent immenses : rivières bleu glacier, champs d’orge, collines dorées et sommets enneigés.

Le 4×4 chauffe dans la montée et Nikolaï refroidit le radiateur avec de l’eau de rivière. Plus tard, Camille et Pierre comprendront qu’il est aussi mécanicien, ce qui les rassure pour la suite.

Ils passent la nuit dans le village de Kizart, chez l’habitant.

Étape 3 : randonnée vers le lac Songkul

Le lendemain, ils partent pour une randonnée de 16 kilomètres afin de rejoindre Songkul, un lac d’altitude situé à plus de 3 000 mètres. Autour du lac s’étendent les jaïloos, les grands pâturages d’été des nomades, où les familles installent leurs yourtes pendant que les chevaux vivent en liberté.

Camille et Pierre plantent leur tente près du campement.

Dans la yourte, on leur sert du thé, du pain et des confitures de framboise et d’abricot. Le soir, les habitants leur proposent un jeu traditionnel : retrouver un os de mouton caché dans la plaine au clair de lune et le rapporter dans son camp.

Courir à 3 000 mètres d’altitude, dans l’herbe, sous la pleine lune, devient un moment totalement improbable.

Étape 4 : Songkul, chevaux en liberté et nuit agitée

Le lendemain, ils partent à cheval autour du lac. Partout, des troupeaux galopent en liberté. Au Kirghizistan, les enfants apprennent à monter à cheval avant même de savoir parler. La fin de journée est magnifique : un orage passe, laissant apparaître deux arcs-en-ciel au-dessus du lac, puis un poulain sauvage s’approche pour jouer.

La deuxième nuit sous la tente, en revanche, est plus mouvementée.

Camille attrape la tourista. Les toilettes sont loin du campement et les chiens se mettent à aboyer dès qu’elle s’en approche. En pleine nuit, sous la pleine lune, dans la grande plaine de Songkul, elle improvise une solution dans les trous de taupes…

Étape 5 : Tash Rabat et la route de la Soie

Ils reprennent ensuite la route vers Tash Rabat, près de l’ancienne route de la Soie. Les paysages deviennent encore plus spectaculaires : montagnes abruptes, plateaux d’altitude et vallées immenses. Ils visitent le caravanserail de Tash Rabat, un ancien bâtiment en pierre datant du Xe siècle, probablement utilisé comme temple puis comme prison.

La météo empêche la randonnée prévue, mais Nikolaï les emmène dans une vallée voisine où des troupeaux de chevaux galopent à perte de vue.

Étape 6 : Shatyr-Kul, près de la frontière chinoise

Le voyage continue vers Shatyr-Kul, un lac d’altitude proche de la frontière chinoise. Pour y accéder, ils passent plusieurs checkpoints militaires.

Le paysage devient plus rude : vent, sommets à 5 000 mètres, lac souvent gelé. Camille fait voler son drone pendant que Nikolaï conduit le 4×4 le long du lac au coucher du soleil.

Étape 7 : Köl-Suu, l’aventure commence vraiment

Camille voulait absolument voir le lac Köl-Suu, un lac glaciaire turquoise perdu dans les montagnes. Pour y accéder, il faut traverser une rivière en 4×4. L’eau monte presque jusqu’au capot. Plus haut, dans les pâturages humides où paissent les yaks, la terre devient si grasse qu’ils s’embourbent plusieurs fois.

Heureusement, des Kirghiz et des Kazakhs, en route pour camper au bord du lac, les aident à sortir le véhicule, en tirant avec des sangles… et en enchaînant les shoots de vodka.

Le chemin devient ensuite vertigineux. Ils finissent par abandonner la voiture pour marcher les derniers mètres. Le lac Köl-Suu apparaît enfin, turquoise intense, encaissé entre des montagnes acérées.

Étape 8 : tempête de neige à 3 600 mètres

Ils décident de passer la nuit sur place. Le soir, ils montent la tente, préparent une soupe sur leur réchaud et profitent du silence des montagnes. Mais vers 22 h, un bruit étrange les réveille.

En ouvrant la tente, ils découvrent une tempête de neige, en plein mois d’août.

La neige s’accumule si vite que la tente commence à céder sous le poids. Ils se rhabillent en urgence et rejoignent le 4×4, où Nikolaï leur propose de passer la nuit. Ils s’installent dans la voiture avec leurs sacs de couchage. Camille n’est pas du tout sereine.

Le lendemain matin, le paysage est entièrement blanc. Les conditions sont telles que Nikolaï demande à Camille et Pierre de redescendre à pied. Ils avancent jusqu’à une rivière qu’ils ne pourront traverser que grâce à l’aide d’un jeune garçon à cheval. Ils finissent par retrouver le village.

Étape 9 : Issyk-Kul et retour à Bichkek

Le voyage se termine par une halte au lac Issyk-Kul, le plus grand lac du Kirghizistan et l’un des plus grands lacs d’altitude du monde. C’est une destination de vacances pour les habitants d’Asie centrale et les Russes. Après les paysages sauvages des montagnes, l’endroit paraît presque animé.

Le lendemain, ils retournent à Bichkek pour reprendre l’avion. Douze jours après leur arrivée, ils quittent le Kirghizistan avec l’impression d’avoir vécu la plus grande aventure de leur vie.

Itinéraire de 12 jours au Kirghizistan

Leur itinéraire :

  • Bichkek
  • Kizart
  • lac Songkul
  • Tash Rabat
  • Shatyr-Kul
  • lac Köl-Suu
  • rivière Naryn
  • lac Issyk-Kul
  • retour à Bichkek

 

Guide pratique – Voyager au Kirghizistan

Heures de vol

À l’époque du voyage, le trajet se faisait avec une escale à Moscou : environ 6 h de vol jusqu’à Moscou, puis 4 h à 4 h 30 jusqu’à Bichkek.
Depuis la France, il faut compter environ 9 h à 9 h 30 de vol au total, généralement avec escale.

Décalage horaire

+5 h en hiver et +4 h en été par rapport à la France.

Formalités

Passeport valable au moins 6 mois après le retour.
Un e-visa est nécessaire, à faire en ligne (environ 45 €).

Santé

Camille recommande d’être vacciné contre l’hépatite A, en raison de conditions d’hygiène parfois limitées et du risque lié à l’eau et à l’alimentation.

Budget

En 2019, les billets d’avion coûtaient environ 350 € avec escale à Moscou.
Aujourd’hui, il faut plutôt compter 600 à 700 €.
Le coût du voyage sur place reste très raisonnable pour des budgets européens.

 

FAQ – Voyager au Kirghizistan

Quand partir au Kirghizistan ?

La meilleure période pour voyager au Kirghizistan est de juin à septembre, lorsque les routes de montagne sont ouvertes et que les campements nomades sont installés.

Peut-on voyager au Kirghizistan sans guide ?

Oui, mais certaines zones isolées, comme Köl-Suu ou les régions proches de la frontière chinoise, nécessitent des autorisations et une bonne connaissance du terrain.

Peut-on voyager au Kirghizistan avec des enfants ?

Camille explique que c’est possible pour des familles qui ont déjà l’habitude de voyager et qui sont à l’aise avec des conditions parfois rustiques. Il faut accepter les campements nomades, l’absence d’électricité dans certains endroits et des conditions d’hygiène variables. Mais l’expérience peut être très forte pour des enfants : chevaux en liberté, vie nomade et grands espaces.

 

Conclusion

Ce voyage au Kirghizistan restera pour Camille et Pierre l’une des plus grandes aventures de leur vie.

Entre randonnées en altitude, nuits sous la tente, pistes 4×4 et tempête de neige en plein mois d’août, ils ont découvert un pays encore très sauvage, où la culture nomade et les paysages de montagne occupent toute la place.

 

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N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire si l’épisode vous a aidé dans l’organisation de votre voyage ou si vous avez des questions.

 

À bientôt, pour un nouvel épisode.

D’ici là, prenez soin de vous, inspirez-vous et créez-vous de chouettes souvenirs en famille !

Stéphanie
Crédit music : Luk & Jo  / Montage : Alice Krief

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