Hello, hello,
Suite à notre séjour en Croatie (que je vous raconte très bientôt), nous avons posé nos valises à Venise pour trois jours. La dernière fois que Népoux et moi avions mis les pieds ici, j’étais enceinte du 19 ans. Autant dire qu’on n’était pas franchement en mode “visite culturelle”.
Cette fois, pas question de repartir sans découvrir la ville-poisson — 118 îles, 400 ponts, et la sensation d’être dans un décor de film à chaque coin de rue. Avec un ado sous le bras et une envie très claire : pâtes, glaces, tiramisu, et un peu d’histoire pour saupoudrer le tout.
Jour 1 — Arriver en bateau-taxi (la meilleure idée), se perdre dans Castello et profiter du sunset
Un transfert 5 étoiles directement depuis l’aéroport
J’ai découvert la possibilité de ce type de transfert sur Ceetiz. J’ai adoré l’idée donc j’ai réservé avant de partir.
Dès l’arrivée à l’aéroport Marco Polo, direction le comptoir Bucintoro Viaggi. On vérifie notre réservation, le lieu d’arrivée et la date de retour, puis on suit un chemin balisé spécialement prévu pour les bateaux-taxis, et en une dizaine de minutes, on embarque.
Le trajet commence assez rapidement dans la lagune, puis ralentit progressivement à l’approche des canaux. Depuis l’année dernière, la vitesse des bateaux est limitée et contrôlée pour protéger les fondations de la ville, fragilisées par les vagues. Résultat : on prend le temps d’admirer.
On passe par des zones où l’on ne reviendra sans doute pas, on longe des façades discrètes, on observe la ville qui se dévoile doucement. Arriver à Venise par l’eau, avec un soleil indécent, c’est la plus simple et la plus belle façon de la découvrir, que ce soit la première fois ou non. Comme notre arrêt était le dernier, nous étions installés à l’arrière du bateau, l’un des meilleurs endroits pour profiter pleinement du trajet.
Autant vous dire que je suis restée debout presque tout le long.

Pour réserver ce transfert de rêve, go sur Ceetiz.
Notre logement dans le quartier de l’Arsenal
Se loger à Venise peut faire frémir n’importe quel portefeuille. Vous avez deux options :
- rester côté aéroport (moins cher mais contraignant) ;
- dormir dans le centre (plus cher mais tellement plus pratique).
Nous avons choisi l’option 2 : un appartement dans le quartier de l’Arsenal, au rez-de-chaussée (sans escalier riquiqui, ce qui est un luxe à Venise), dans une ruelle calme à deux pas de la place Saint-Marc.
Un vrai petit cocon.
Première balade dans Castello : lumière dorée et ruelles tranquilles
Après notre installation, nous sommes partis à pied découvrir notre quartier.
Depuis l’Arsenal, nous sommes allés, après un stop pour prendre notre première glace, vers la Riva degli Schiavoni, avec une vue superbe sur l’île de San Giorgio Maggiore. Ensuite, cap sur le quartier de Castello, bien moins fréquenté : Giardini della Biennale, petites ruelles derrière l’Arsenal, Campo Bandiera e Moro, puis San Zaccaria. Une balade parfaite pour s’imprégner de l’ambiance vénitienne sans la foule.
Nous avions bien sûr fini par un bain de foule place Saint-Marc en fin d’après-midi, puis sommes passés devant le pont des soupirs sur le chemin du retour.
Coucher de soleil à San Giorgio Maggiore
Avant de diner, nous avons pris le vaporetto direction San Giorgio Maggiore. Objectif, prendre de la hauteur dans le campanile pour admirer le coucher de soleil. Il a fermé ses portes sous notre nez à 19 h ! Pas grave, on s’est baladés, puis assis au bord de l’eau pour l’admirer. Quasi personne, une lumière douce, un moment simple et très agréable.

Osteria Promessi Sposi : un délice caché
Pour le dîner, nous avons testé l’Osteria Promessi Sposi. Une très belle adresse, petite, chaleureuse, avec une cuisine vraiment excellente. Mieux vaut réserver, même si nous avons eu la chance d’obtenir une table sans l’avoir fait. Une très bonne façon de savourer la fin de cette première journée.
Le vaporetto, mode d’emploi (version famille)
Pour profiter d’un maximum de choses sur nos 3 jours, le Venise City Pass est vraiment une bonne option, surtout avec l’option transports. On marche beaucoup (vraiment beaucoup), donc un trajet en vaporetto de temps en temps permet de souffler un peu – et de gagner du temps.
Les lignes fonctionnent comme un métro sur l’eau : on repère la plateforme, on attend, on grimpe, on admire. Simple et efficace.
Jour 2 – Venise au lever du soleil, City Pass, Doges, basilique Saint Marc et gondole sous la pluie
Place Saint Marc sans personne, c’est possible
Réveil à 6 h. L’ado avait dit “peut-être”… et n’a finalement rien entendu quand nous sommes partis. Direction la place Saint-Marc à 6 h 26. Quelques personnes, les balayeurs, aucun marchand, et une lumière magnifique.
J’en ai profité pour jouer les instagrammeuses : j’avais prévu la robe (portée uniquement ce jour-là) et utilisé un des masques présents dans l’appartement. Tant qu’à faire, autant aller au bout du cliché.


Conclusion, aucun regret d’avoir mis le réveil pour profiter de ces moments suspendus. Se lever tôt, particulièrement dans les villes touristiques, est la meilleure façon de s’en imprégner. On n’est jamais déçus (sauf si le temps se dégrade fortement).
Puis, comme on est sympas, on a rapporté le petit déjeuner à l’ado au bois dormant 🙂
Le City Pass Ceetiz : voir l’essentiel, sans la queue
Nous avions donc opté pour le Venise City Pass 3 jours, en particulier pour
- l’accès aux transports,
- l’entrée au Palais des Doges,
- la visite de la Basilique avec audio-guide,
- la balade en gondole,
- la visite guidée,
- et surtout → la possibilité d’éviter les files d’attente.
L’idée : profiter un maximum en un minimum de temps.
Et honnêtement : c’est exactement ce qui s’est passé.
Le Palais des Doges
Le Palais des Doges a été le cœur du pouvoir de la République de Venise pendant des siècles. On y découvre de vastes salles, richement décorées, pensées pour impressionner. Le fameux Pont des Soupirs mérite aussi une petite précision : contrairement à son image romantique, il servait surtout de passage entre le palais et les prisons. Beaucoup moins glamour, mais nettement plus intéressant une fois qu’on connaît l’histoire.
On a fait l’ouverture du Palais, en récupérant nos billets sans faire la queue à l’entrée 4, grâce au Venise City Pass.

La basilique Saint Marc (et mon aller-retour sportif)
Nous avions réservé le créneau de 10 h 30. Rendez-vous au bureau pour récupérer les audio-guides et nous rappeler la règle : épaules et genoux doivent être couverts pour entrer dans la basilique. Problème : je suis en short et débardeur (et pourtant je le sais). Résultat : un aller-retour express à l’appartement, 25 minutes de marche très rapide sous le soleil, et six ponts que j’ai détestés un par un, à l’aller comme au retour. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même donc voilà, je m’en souviendrai la prochaine fois.
Avant de nous diriger vers la basilique, à 5 minutes de là, on commence par une escale virtuelle qui retrace l’histoire de Venise, c’est très bien fait et climatisé, ce qui est parfait après mon sprint.
Puis direction la place Saint Marc, nettement moins déserte à 11 h ! Entrer dans la basilique, c’est découvrir un mélange étonnant d’influences orientales et occidentales. L’architecture byzantine domine, avec ses coupoles, ses arches et ses mosaïques dorées qui captent la lumière. Les marbres rapportés des croisades, les reliques, les décors foisonnants donnent au lieu une atmosphère dense, presque hors du temps, très différente de l’agitation de la place juste à l’extérieur.
L’audioguide inclus dans le City Pass était un peu monotone pour le 15 ans et pour moi. Nous avons donc sauté quelques passages, préférant ouvrir grand nos yeux. Népoux a été plus assidu que nous, résultat on avait fini avant lui. En l’attendant, nous avons tenté de nous asseoir sur des marches près de la caisse… mais nous nous sommes faits gentiment rappeler à l’ordre : c’est interdit.
Déjeuner chez Nevodi & pause tiramisu
À deux pas de notre appartement, Nevodi est une très bonne adresse. Cuisine soignée, ambiance agréable, mais réservation conseillée. Tout le monde a validé du plat au tiramisu.
Comme il est important de bien goûter les spécialités locales, nous avons décidé de comparer avec celui de chez Il Tre Café, annoncé comme un des meilleurs tiramisus de Venise. Que vous soyez puriste ou aventurier, vous trouverez votre bonheur dans les saveurs proposées : café, noisette ou pistache. Les trois sont bonnes, mais le café reste notre préféré. En tout cas, à 4,90 € le pot, ce serait dommage de s’en priver.
Balade en gondole… sous la pluie
Nous ne l’avions pas forcément prévu au départ mais le 15 ans avait envie de tester la balade en gondole, incluse dans le City Pass. Le départ était dans une heure : banco.
Nous avons embarqué après une marche d’une quinzaine de minutes avec une guide qui nous a expliqué l’histoire des gondoles — présentes à Venise depuis le XIᵉ siècle, au nombre de 10 000 à leur apogée et environ 400 aujourd’hui. La pluie s’est invitée dès le début, ce qui a sans doute aider à ne finalement pas partager notre gondole. On glisse dans les petits canaux, puis sur une portion du Grand Canal. C’était court, mais largement suffisant pour profiter sans finir totalement trempés.
Jour 3 – Visite guidée, anecdotes historiques, ghetto juif et glaces au top
Visite guidée avec Rocco
Après avoir déposé nos affaires dans un locker tout près de l’appartement (il y en a vraiment partout, et c’est très pratique), nous avons rejoint la place Saint-Marc pour une visite guidée en français.
Pendant près de deux heures, Rocco nous a emmenés jusqu’au Rialto en partageant anecdotes et histoire. Moments choisis :
- Venise comptait autrefois 200 000 habitants, ils sont aujourd’hui environ 47 000 ;
- la vie y est exigeante, entre ponts, ruelles étroites et peu de transports ;
- le carnaval durait autrefois six mois, avant que Napoléon n’y mette fin sous prétexte que les gens ne travaillaient plus ;
- le pont du Rialto, d’abord en bois, s’est effondré avant d’être reconstruit en pierre de Croatie sur plus de 7 000 pilotis…
La visite s’est terminée devant le musée Fortuny, non prévu dans la visite mais Rocco nous a remis des entrées gratuites. Même sans être fan d’art, entrer dans cette maison vénitienne est rare et donc très intéressant : meubles, objets, atmosphère d’époque… Nous étions quasi seuls et y avons passé une vingtaine de minutes.

Le ghetto juif
Pour rejoindre le ghetto juif, nous avons pris un vaporetto, puis marché, sous la pluie. Première étape, déjeuner : nous avons tenté chez Pontini, que j’avais repéré, mais les options végétariennes n’étaient pas dingues et les prix élevés. Nous avons changé d’avis et sommes allés, au hasard, chez Pedrocchi, à cinq minutes. La cuisine était plus simple et « touristique », mais les pizzas et mon sandwich végé étaient très bons.
Le ghetto juif de Venise a été créé en 1516, faisant de lui le premier “ghetto” au sens moderne du terme. Les habitants y étaient enfermés la nuit, ce qui a conduit à la construction d’immeubles très hauts et à l’installation de synagogues à l’intérieur même des bâtiments.
Aujourd’hui, le quartier est paisible, avec un campo central, des ruelles calmes et une atmosphère bien différente du reste de la ville.
Puis il fut temps de rebrousser chemin et de reprendre la direction de l’Arsenal.
Glacier Suso
Dernière pause gourmande chez Suso, souvent cité parmi les meilleurs glaciers de Venise. Il y a la queue, ce qui prouve qu’on a tous les mêmes sources. En entrant, on découvre des parfums originaux et des textures qui semblent bien crémeuses. On n’a pas été déçus, c’était vraiment savoureux, et ça se mange sans faim (qu’on avait perdue depuis longtemps, au profit de la gourmandise et des « on est là que 3 jours, alors il fuat en profiter »).
Petit point campaniles, ces tours qui veillent
À Venise, les campaniles sont partout. Droits, penchés, imposants ou discrets, ils rythment les balades. On en compte plus d’une centaine dans la lagune. Ils servaient autrefois de repères pour les bateaux, de tours de vigilance et de symboles de prestige pour les confréries. Certains ont été reconstruits plusieurs fois, d’autres ont traversé les siècles tant bien que mal. Nous ne sommes montés dans aucun, et on s’est clairement dit qu’il faudrait corriger ça lors d’un prochain séjour.
Retour en bateau
Retour dans notre quartier de l’Arsenal pour récupérer les valises, puis transfert retour en bateau. Cette fois, nous étions seuls à bord. Vingt minutes de trajet, sans arrêt, sous la pluie. Le genre de météo qu’on apprécie quand on part, confortablement installés 😀
Alors, Venise, bien ou…
On a profité du soleil, un peu de la pluie, et surtout d’une ville qui se révèle vraiment quand les visiteurs à la journée repartent. Grâce au Venise City Pass, nous avons évité les files d’attente, optimisé notre temps et alterné visites, balades et pauses gourmandes. Venise, ce sont aussi des ruelles vides en fin d’après-midi, des quartiers calmes, des détours imprévus… et un ado qui valide le séjour, ce qui n’est jamais anodin.
Et vous, vous tenteriez ce voyage ?
Dites-moi en commentaire ce qui vous plairait le plus ▼
Stéphanie
Cet article a été réalisé dans le cadre d’une collaboration avec Ceetiz pour le Venise City Pass et les transferts en bateau. Comme toujours, je reste totalement libre de mes propos et de mon ressenti.



















































































































2 Commentaires
Bonjour, je découvre avec joie ce super blog, merciiii !!
Car avec ma fille de 17 ans on projette justement une virée à Venise ☺️
Est il possible d’avoir le lien de votre location ?
Bonjour,
avec plaisir 🙂
il s’appelle « Biennale Ca Dario » sur Booking !
Profitez bien de Venise, cette ville est vraiment à part.