Moyen-Orient

Que faire en Jordanie en famille ? Top 10 des endroits et choses à faire absolument

24 mai 2022
Que faire en Jordanie en famille

Hello, Hello,

Chose promise, chose due, je vous raconte notre semaine de trek en famille en Jordanie avec plein de photos pour l’illustrer. Si vous préférez une version audio, vous pouvez écouter l’épisode 62 ici : Randonner en famille en Jordanie avec Allibert Trekking.

Ce voyage a été extraordinaire en termes d’itinéraire, de merveilles du monde, de paysages à couper le souffle, d’apprentissage et de dépassement de soi au coeur d’un pays magnifique.

Mais alors que faire en Jordanie ?

Plutôt que vous faire un récit jour par jour, vous l’avez dans l’épisode 62, je vous ai concocté notre Top 10 des endroits et activités à faire en Jordanie en famille agrémenté de mes conseils pratiques.

Allez c’est parti !

 

Pourquoi la Jordanie ?

Il était dans la liste des pays à visiter un jour, mais ce n’était pas le premier. C’est vraiment à la lecture du programme « À la fois rois et bédouins du désert » d’Allibert Trekking que j’ai eu envie d’aller voir ce qui s’y passait. Je voulais un dépaysement total mais aussi une façon différente de voyager et que les enfants voient un pays très différent de ceux qu’ils ont déjà visités.

Le tout pas trop loin, avec du soleil mais pas trop chaud et sans trop de décalage horaire.

Pour tout cela, et bien plus encore, la Jordanie a été un très bon choix.

 

Carte et itinéraire pour savoir que faire en Jordanie !

  • Jour 1 : Paris – Amman
  • Jour 2 : Randonnée aquatique dans le canyon Wady Bin Hammad et cache-cache dans la forteresse de Kérak
  • Jour 3 : Randonnée dans la réserve de Dana, balade dans Little Pétra et découverte d’un village néolithique
  • Jour 4 : Pétra, une merveille du monde classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO
  • Jour 5 : Petite randonnée dans le désert du Wadi Rum
  • Jour 6 : Journée de randonnée dans le Wadi Rum
  • Jour 7 : Baignades dans la mer morte et la piscine
  • Jour 8 : Amman – Paris

 

La team de choc

Nous sommes partis sans Népoux mais avons partagé l’aventure avec une super chouette famille de Clermont-Ferrand, j’ai nommé Gwen, Philippe, Raphaël, 13 ans et Alexane, 6 ans. Oui, 6 ans, trop choupette, bonne marcheuse et qui invente des chansons dans le désert.

Mazen, notre guide francophone, nous a initié à l’histoire de son pays, a facilité notre séjour et avait toujours des fruits secs pour nous requinquer pendant les pauses.

Wadi Rum

 

Que faire en Jordanie ? Notre Top 10 des endroits et choses à faire en famille

1- Randonner, marcher, trekker
Que faire en Jordanie 

Enfant je n’aimais pas marcher, comme mon 12 ans. Mes parents ne m’y ont pas initiée donc c’était une punition quand il fallait faire un effort, excepté pour le ski (une semaine par an donc) 😆

Puis je me suis mise au fitness, à la danse, au trapèze volant, au yoga… mais cela ne fait que quelques années que j’apprécie vraiment la randonnée. J’y entraine toute la famille, essentiellement pendant les vacances et pour aller visiter un endroit précis. Pour mes balades parisiennes, c’est plutôt avec les copines.

Donc une semaine de randonnée, c’était vraiment nouveau pour tout le monde. Le 12 ans était mi-figue, mi-raisin quand il a su qu’elles pouvaient durer 5h d’affilée… Je suis donc restée assez vague en insistant plutôt que le côté dingue de ce qu’on allait voir.

Et ça a marché !

Nous avons parcouru 78 km sur des terrains et dans des décors toujours différents et pas une seule râlerie !

Wadi Rum

 

2- Fouler le sable du Wadi Rum
Que faire en Jordanie

Quelle dinguerie cet endroit !

Wadi Rum

 

Difficile de croire qu’avant, enfin il y a très très longtemps, c’était la mer qui régnait ici.

La nature a fait un sacré boulot : l’érosion des montagnes de grès et de granit a donné sa couleur rose au sable, rose qui contraste avec les formations rocheuses entre beige et marron foncé à perte de vue.

Après un passage obligatoire au visitor center, notre échappée désertique a commencé à dos de 4X4. Personne n’entre avec sa propre voiture dans le désert ! Mazen, notre guide, nous a d’abord fait découvrir une faille qui cache des dessins rupestres puis une source cachée dans la montagne.

Wadi Rum

 

Nous sommes arrivés au Wadi Rum moon camp, notre nouveau campement pour le déjeuner.

La chaleur étant montée d’un cran, pas question d’aller randonner juste après le déjeuner pris sous la tente commune. J’ai donc sorti le Uno pour faire passer le temps. Ce jeu nous sauve toujours autant les temps morts dans nos escapades.

 

Une première boucle pour faire connaissance avec le désert

Après une micro-sieste, nous sommes partis pour notre première boucle, accompagnés de notre nouvel ami le dromadaire. Les enfants étaient ravis de faire un bout de chemin avec lui, d’autant qu’ils pouvaient se relayer pour faire une pause sur son dos.

Ce désert est vraiment majestueux avec son sable alternativement blanc et rose, à perte de vue, et ses montagnes et falaises de grès roses, ses rochers crème qui s’élèvent tout autour de nous.

Wadi Rum

Wadi Rum

 

Mazen, le dromadaire et l’enfant sur son dos, et le chamelier, étaient toujours devant, pour les autres ça changeait tout le temps. Les nados discutaient de trucs qui n’avaient sans doute rien à voir avec le désert, Alexane et ses parents jouaient au ni oui ni non et moi je m’arrêtais pour prendre des photos tous les 3 mètres – puis je courais pour rattraper toute la troupe.

Trop simple dans le sable.

Cette première marche dans le désert du Wadi Rum a duré 3h, pause goûter sur un spot incroyable à l’ombre d’une petite arche comprise. C’était si beau qu’on n’a pas vu le temps passer et comme un petit vent nous a fait l’honneur de nous accompagner, c’était top.

Wadi Rum

 

Le Wadi Rum est également connu pour ses magnifiques couchers de soleil mais nous n’avons pas choisi le meilleur spot et les nuages nous l’ont un peu gâché les deux soirs.

Wadi Rum

 

Le soir, le campement s’est un peu animé avec l’arrivée d’un autre groupe mais tout le monde a vite rejoint sa tente pour recharger les batteries.

Puis une journée complète pour en profiter pleinement

Le lendemain, nous avons fait notre plus grosse randonnée de la semaine : Mazen nous a annoncé environ 5h le matin (les fameuses que redoutaient le 12 ans), pause déjeuner et 1h30 ensuite.

Nous n’avions aucune appréhension sur cette durée. Après 5 jours de marche on était rodés.

Wadi Rum

Wadi Rum

 

À la différence des déserts de dunes de sable comme le Sahara, les paysages du Wadi Rum sont multiples. Impossible de s’ennuyer : ici le rose se décline entre la montagne et la vallée de sable qu’elle surplombe, là un chemin de sable doré parsemé de végétation au milieu de rochers blancs-beiges, plus loin une arche naturelle

L’arche Umm Fruth est un passage obligé dans le Wadi Rum. Beaucoup montent dessus. Les grands y sont allés, j’ai préféré boire un thé chez le Bédouin installé en face avec Alexane, sa maman et mon 12 ans. Puis au moins 2 douzaines de touristes ont débarqué, c’était le signal pour reprendre notre balade, toujours accompagnés d’un dromadaire.

Wadi Rum

Wadi Rum

 

Avez-vous déjà observé la façon de marcher d’un dromadaire ?

Vous allez me dire qu’il avance doucement, mais avez-vous remarqué la délicatesse avec laquelle il pose ses pattes sur le sable ? Tranquillement, une patte après l’autre… je trouve qu’elles ressemblent à des petits coussins moelleux ! En fait c’est lui qui impose son rythme et en voyant ça je comprends mieux pourquoi, en Jordanie, le dromadaire est le symbole de la patience !

Pour ambiancer notre promenade, on a beaucoup discuté, chanté et joué à reconnaître les formes des rochers. Un peu comme les nuages, chacun voit ce qu’il veut. Moi, j’ai parfaitement reconnu la tête de Donkey Kong !

Vous la voyez ?

Wadi Rum

Wadi Rum

 

Au détour de tous ces imposants rochers se cache notre spot de déjeuner. Les bédouins du camp ont installé des nattes et des tapis au milieu d’une faille à l’ombre. Magnifique. On a enlevé les chaussures et on a commencé comme d’habitude par un thé. C’est fou comme on s’est vite adapté à cette tradition. Ont suivi les salades, le riz, les légumes assortis de pain pita, ça aussi on s’y est bien fait.

Après le déjeuner, j’ai ressorti le Uno. Cette fois, nous avons joué tous ensemble avec Mazen et les bédouins. L’un des deux savait d’ailleurs très bien jouer et a été redoutable. Le deuxième, plus timide, n’osait pas essayer, mais a fini par nous rejoindre, encouragé par Alexane.

Une partie de Uno à 10 dans le désert du Wadi Rum, en français et en arabe, en voilà un joli souvenir !

 

On a tout rangé puis on est repartis vers notre campement. Une petite balade digestive d’1h30 pour continuer d’en prendre plein les yeux.

Wadi Rum

Wadi Rum

 

3- S’émerveiller à Pétra
Que faire en Jordanie 

Tout le monde sait que Petra est une des nouvelles merveilles du monde inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Tout le monde a les images de cette façade creusée dans la roche rose.

Mais savez-vous que Petra c’est bien plus que ça et s’étend sur 21 km2 ?

Voire plus si on ajoute les d’autres vestiges à 12 km au nord et 7 km au sud.

Impossible de tout voir en une journée. Certains personnes y passent trois jours complets et empruntent des chemins différents. Pas de questionnement de notre côté, nous avons suivi notre guide sur le chemin « classique » depuis l’entrée principale.

 

La ville basse

La première partie n’est pas la plus intéressante surtout en plein soleil mais c’est un passage obligé. Ne cédez pas aux personnes qui proposent de faire ce chemin à cheval. Ce n’est pas utile et souvent ils demandent plus que ce qu’ils vous annoncent au départ…

 

Nous avions hâte de nous engouffrer dans le Siq, le défilé en arabe, la fameuse faille naturelle. Ses magnifiques falaises aux dégradées de rose atteignant 100 m de hauteur s’étendent sur 1 km et demi de long et environ 2 mètres de large.

Petra

 

C’est tellement beau, tellement waouh mais les touristes sont nombreux en milieu de matinée. Pour les éviter, il faut arriver à l’ouverture ou en milieu d’après-midi, si vous visitez le site sur 2 jours.

Mazen nous a replongé à l’époque nabatéenne, quand Pétra en était la capitale et que les caravaniers passaient par là, impatients d’atteindre la ville pour se reposer et faire du commerce. Il nous a expliqué les rigoles creusées à même les rochers pour recueillir et faire circuler l’eau, les niches funéraires, les restes de statues et tellement d’autres choses.

 

Et puis la façade aux trésors est apparue.
Magnifique tombeau aux influences grecques, romaines et égyptiennes.

 

Les gens se bousculaient pour avoir leur photo devant la façade et avec les dromadaires, qui eux attendaient le fainéant touriste. Ça gâche un peu la majesté du site.

 

Nous avons ensuite pris le chemin à droite, là où le canyon s’ouvre sur une immense vallée aux flancs escarpés, parsemée de monuments romains et nabatéens. Inattendue, stupéfiante et magnifique.

 

On est montés ici, redescendus là, on a dominé un théâtre grec, pris un jus de grenade dans une chambre aux multiples dégradés de rose. On s’est arrêtés devant le temple de la Jeune fille, le grand temple, le temple du lion ailé puis on a marché jusqu’à l’église romaine… La beauté de cette ville rose, nous a fait avancer malgré la chaleur qu’on a ressenti un peu plus que les jours précédents. Heureusement quelques nuages nous ont survolés de temps à autre.

 

Le monastère

Nous avons déjeuné au pied des marches vers le monastère. Il fallait reprendre des forces pour grimper les 800 marches pas du tout régulières, construites à même la falaise entre ombre et lumière. Attention, il faut prendre son rythme, faire des pauses, ce n’est pas facile. Sauf pour les deux grands de 13 et 16 ans qui sont montés au pas de course !  J’ai fait l’ascension en solitaire, Alexane et ses parents ont pris leur rythme. Le 12 ans a eu besoin de l’aide d’un âne.

J’avoue j’ai beaucoup hésité, je ne suis pas du tout partisane de l’utilisation des animaux, je trouve donc insensé que des adultes montent sur leur dos. Pour les enfants c’est un peu différent surtout que nous n’étions qu’au 3e jour de notre voyage. Il a apprécié mais il a eu quelques frayeurs quand sa gentille monture passait au ras de la falaise !

 

En haut, le spectacle est à la hauteur de la peine, c’est vraiment époustouflant, magique, spectaculaire… je trouve que le monastère est encore plus impressionnant que la façade au trésor et, chose appréciable, il y a beaucoup moins de monde. Comme ce n’était pas suffisant, nous avons fait une ultime ascension pour le voir « d’en haut » et découvrir le désert de Negev de l’autre côté.

Petra

Petra

Petra

Desert de Negev

Après 2 000 et quelques clichés, nous sommes repartis en sens inverse 🙂

La descente est plus facile mais attention au pas de travers, ça glisse. Surtout pour les imprudents qui grimpent en sandales. Oui oui en sandales, il faut être stupide ! On est redescendus tous les trois, sans âne évidemment. En bas des marches, Mazen nous a annoncé entre 1h15 et 1h30 pour regagner la sortie. Ça nous a paru bien long alors on a mis le turbo. C’est là qu’on a pu voir la façade au trésor sans personne, ou presque. Pareil dans le défilé ! La dernière partie a été la plus difficile, on en avait vraiment  plein les jambes.

Il nous aura fallu 40 minutes. Pas mal non ?

 

Le musée

Juste à côté de l’entrée du site se trouve un petit musée accessible gratuitement avec les entrées. Même sans je pense, personne ne nous a contrôlés. C’est joli, plutôt bien fait mais on était vraiment rincés donc j’avoue qu’on l’a vite expédié.

 

4- Crapahuter dans la réserve de Dana
Que faire en Jordanie 

La réserve de Dana, c’est le poumon vert de la Jordanie.

Classée réserve de biosphère par l’Unesco, la biodiversité du site de 320 km2 est donc protégée et ça c’est chouette. Nous sommes partis pour 3 heures avec Hamad, un guide ultra-local devant et Mazen qui ferme la route.

Je savais qu’on allait en prendre plein les yeux mais je suis restée concentrée sur le 12 ans qui n’est jamais à l’abri d’une sortie de chemin 🙄

Little Pétra

Je me suis détendue finalement assez rapidement pour profiter de ce nouveau décor.

La nature est tout simplement surprenante : nous étions entourés de vallées et de montagnes dont les couleurs ocre, rose, marron, noire, contrastent avec les points de végétation. Nos regards se perdaient à l’horizon. Plusieurs groupes étaient partis avant nous mais comme ils étaient nombreux, ils n’avançaient pas très vite. Il nous a fallu peu de temps pour les rejoindre, les dépasser.

C’est là que j’ai réalisé à quel point c’était vraiment cool de vivre cette aventure à huit.

Car c’est vraiment une aventure d’escalader, de se faufiler entre deux rochers, de découvrir un nouveau paysage au détour de chaque rocher. C’est Alexane, 6 ans, qui ouvrait la voie avec Hamad. Elle avançait bien et il la prenait dans ses bras quand le terrain se compliquait. Tout le monde a suivi à un bon rythme.

Réserve de Dana

 

Un peu plus loin, nous avons découvert de magnifiques cavités aux nombreux dégradés de jaune, rose, rouge et marron. Mazen nous a expliqué que ce sont les sels minéraux qui ont donné ces différentes couleurs. Je n’en ai retenu qu’un, le rose, évidemment, qui provient de l’oxyde de fer. En vrai, ce sont de super peintures de guerre pour les enfants.

À votre avis, qui s’est empressé de s’en mettre sur les joues ?

 

Mazen nous a également appris le nom des plantes que nous avons croisées. Les armoises, qui en infusion calment les problèmes de digestion et les asphodèles font partie des quelques 600 espèces répertoriées dans la réserve. Il parait qu’on aurait pu croiser un lézard bleu, une gazelle, un bouquetin et même apercevoir un faucon… Pour ça il aurait sans doute fallu partir plus tôt.

Nous nous sommes quand même extasiés devant des espèces peu communes : des fourmis et des scarabées 4X4, les mêmes que les nôtres mais montés sur de plus hautes pattes, qui leur permettent de supporter la chaleur des sols. Nous avons aussi croisé une jolie tortue à quelques pas de notre spot déjeuner.

Hamad a sorti la casserole et la théière, nous avons découpé les tomates qu’il a ensuite fait chauffer avec quelques épices. En 10 min nous avions notre pain pita à la tomate et un verre de thé. On ne s’est pas fait prier pour les engloutir face à une vue imprenable sur la réserve.

Little Pétra

 

5- Se balader les pieds dans l’eau dans le canyon Wady Bin Hammad
Que faire en Jordanie 

Pour rejoindre la première randonnée de notre trip au départ d’Amman, nous avons pris la route des vers le sud, traversé Madaba et le magnifique Wadi (vallée en arabe) al-Mujib. Une « petite » vallée d’environ 80 kilomètres de long traversée par une route en lacet.

La nappe de chaleur plombait un peu le paysage. Au loin on apercevait vaguement le barrage, à sec faute de pluie depuis l’année dernière. Nous sommes descendus jusqu’à lui puis remontés de l’autre côté, d’où l’eau qu’il stoppe était beaucoup plus visible.

Ça tournait un peu trop pour mon 12 ans qui a réclamé une pause pour délester son estomac complètement retourné 😕

Wadi al-Mujib

 

Uns fois arrivés au bord du canyon Wadi Bin Hammad, la touriste, moi, a ouvert toutes les valises pour trouver le short (issu du pantalon de trek), les chaussures d’eau, la crème solaire… Pas mieux pour le 16 ans qui s’est rendu compte que sa casquette était trop petite… Heureusement que j’avais des chèches. En deux temps, trois mouvements Mazen lui a noué sur la tête !

Nous étions fin prêts pour notre première rando, les pieds dans une eau transparente et… tiède.

Wad Bin Hammad

 

Nous avons foulé des cailloux multicolores au cœur de majestueuses formations rocheuses beiges, de jardins verdoyants suspendus, de magnifiques lauriers roses odorants, de palmiers sauvages accrochés au bord des falaises et même de quelques petites cascades naturelles rafraîchissantes !

Wad Bin Hammad

 

Il faisait chaud mais c’était tout à fait supportable dans ce contexte.

Cet endroit est un bijou et nous étions pour ainsi dire seuls à y évoluer.

Puis, nous sommes arrivés au milieu de roches noires qui se rejoignaient quasiment en haut, comme une grotte. Au bout, un bédouin était en train de cuisiner… notre déjeuner.

Après un plat traditionnel à base de viande hachée et de tomates accompagné d’un pain pita (et du houmous pour moi), nous avons poursuivi notre chemin et emprunté une échelle un peu raide. Nous avons découvert une autre partie du canyon dont les roches, plus sombres, étaient ombrées de rouge, de marron et de vert.

Vous voyez les rochers « en forme de » tête d’homme, de lion et de tigre ?

La nature est extraordinaire.

Wad Bin Hammad

Wad Bin Hammad

Tout le monde est sorti à peu près sec sauf… le 12 ans, entièrement mouillé ! Est-ce que c’est étonnant ? Pas du tout.

La touriste a donc ressorti les valises pour lui trouver un bermuda sec 😀

 

6- Profiter de Little Petra
Que faire en Jordanie 

Ce très beau site a plusieurs noms : Siq al Barid, Petit Pétra, Little Petra.

Comme son nom l’indique il est plus petit Petra mais n’en est pas moins intéressant. Peu présent dans les programmes, il permet pourtant une initiation en douceur – comprenez quasiment sans touristes – à la riche histoire des Nabatéens, peuple arabe venu de l’Arabie du Sud, et des caravansérails.

On y entre par un canyon étroit qui cache une première façade, notre première façade monumentale de toute beauté, à côté de laquelle se trouvent d’anciennes habitations troglodytes.

Little Pétra

 

Plus loin, nous nous sommes installés dans une salle dont nous avons tous apprécié la fraicheur pour écouter Mazen.

Savez-vous ce qui se cachaient derrière les façades monumentales qu’on trouve à Littel Petra et Petra ? Des tombeaux ! Oui comme les Égyptiens.

Nous visitons donc des cimetières géants 😀

 

Au bout du site, un panneau annonçait que la plus belle vue du monde se trouvait en haut des marches au bout du site. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour nous motiver et juger par nous-même cette affirmation. Alors c’est vrai que la vallée est belle mais c’est surtout le coca, le thé et la pause goûter chez le bédouin que nous avons appréciés.

Juste à côté de l’entrée du site, enfin pas loin, se trouvent les ruines d’Ail-Beidha, l’un des plus anciens villages néolithiques datant de 8 500 ans avant notre ère !

C’est là que nos 3 nados ont commencé à faire bande à part pour parler… jeux vidéo !

Village néolithique

 

7- Jouer au foot dans le désert
Que faire en Jordanie 

Un des plus beaux souvenirs des nados sans aucun doute.

Ils ont fait une première partie sur un gazon synthétique dans notre premier campement. Ce n’était rien à côté de celle dans notre jardin désertique face au Wadi Rum.

 

8- Arpenter la forteresse de Kérak
Que faire en Jordanie 

Après le canyon Wadi Bin Hammad, nous avons poursuivi notre chemin sur la route des rois, direction Al-Kerak (ou Al-Karak).

Paysage jordanien

Nous y avons visité la forteresse de Kérak, un château fort datant de 1 142 construit par les Croisés. C’est l’un des plus importants au Proche-Orient et le théâtre de grandes batailles entre les Maures, menés par Saladin, et les croisés de Renaud de Châtillon

 

Les châteaux forts sont toujours un grand terrain de jeux pour les enfants : nous sommes entrés dans des anciennes cellules de prisonniers, salle à manger, cuisine… Mazen nous aidait à deviner leur fonction en nous indiquant un lavabo, un four…

Et on a profité de la fraicheur des vieilles pierres.

 

9- Flotter sur la mer morte
Que faire en Jordanie 

La mer morte est en fait un lac salé que se partagent la Jordanie, la Cisjordanie et l’Israël. Avec 30% de sel, aucune vie n’est possible d’où son nom. Et c’est aussi pour ça qu’on y flotte.

On est aussi à 400 m en-dessous du niveau de la mer, nous sommes donc au point le plus bas de la Terre !

J’ai trouvé ça très agréable et je n’ai pas été gênée par le sel contrairement aux enfants qui avaient des égratignures et ne se sont pas fait prier pour sortir. Il n’est de toute façon pas conseillé de s’y éterniser. Et puis la piscine, enfin les piscines et le toboggan nous attendaient.

mer morte

 

Nous ne l’avons pas fait mais c’est aussi le bon endroit pour faire des « bains » de sa boue riche en minéraux. Si ça ne vous tente pas, vous pouvez aussi acheter des produits cosmétiques dans les boutiques ou à l’aéroport.

 

10- Passer une dernière soirée à Madaba
Que faire en Jordanie 

Nous aurions pu visiter l’église qui cache la plus vieille carte en mosaïque du monde…

Nous avons préféré prendre un thé et un verre sur le rooftop de l’hôtel en profitant de la plus belle vue sur la ville ponctuée de ballets de pigeons qui virevoltaient selon une chorégraphie bien maîtrisée. Un joli spectacle d’autant qu’ils étaient bien plus jolis que leurs cousins français.

Nous sommes ensuite allés diner tous les sept dans un restaurant conseillé et réservé par Mazen, le Bawabit Madaba restaurant.

 

11- Se requinquer dans un hammam
Que faire en Jordanie 

Après les quelques 18 km de Pétra, nous étions fatigués et j’avais les pieds en feu.

Mazen notre guide nous a suggéré d’aller au hammam. C’était une très bonne idée, d’autant que les enfants ont pu nous accompagner. Les garçons sont partis d’un côté et les filles de l’autre. On a commencé par dégouliner dans le hammam puis nous sommes passées entre les mains expertes de jeunes femmes qui nous ont lavés au gant et nous ont massées de façon tonique !

Ça a fait un bien fou, on se sentait propres, nos jambes étaient à nouveau légères et mes pieds plus du tout douloureux.

 

Les campements, nos hébergements préférés
Que faire en Jordanie 

Le Seven Wonders Bedouin Camp

Situé près de Little Petra, c’est un très chouette campement aménagé. Ce qui signifie sanitaires, très propres, électricité et wifi.

seven wonders bedouin camp

En plus, après le dîner, les garçons ont fait leur première partie de foot sur un terrain de gazon synthétique tout à fait approprié. Est-ce que mes enfants partent en vacances avec ballon ? Oui absolument. Avec une pompe pour le regonfler au besoin. De mon côté, j’ai rejoins Alexane, ses parents et Mazen pour un thé à la menthe autour du feu.

Chacun son ambiance.

 

 

Le campement, le lendemain matin.

 

Le Wadi Rum Moon Camp

Ce campement est plus petit que le précédent mais les tentes étaient bien plus spacieuses, et ça c’est chouette quand on a trois valises à ouvrir tous les jours. Nous avions toujours des sanitaires et le wifi, si si, même au milieu du désert.

Quant à l’emplacement…

Wadi Rum

On se retrouvait tous sous la tente commune pour les repas. Le premier soir nous avons eu droit à un diner traditionnel : les légumes, viandes et riz  ont cuit un long moment dans un four enfoui dans le sable. Pas top pour la végétarienne que je suis, car même si les légumes n’étaient pas mélangés, le goût y était. Pas grave, j’ai apprécié le spectacle de la sortie de terre.

 

Ce qu’on a moins aimé

On chipote, on chipote, mais quand même.

  • Les déchets : il y en a beaucoup trop, essentiellement des bouteilles en plastique que la population et sans doute les touristes jettent n’importe où.
  • Certains petits-déjeuners : pour les déjeuners et dîners, aucun problème, mais on est plutôt sucré le matin et là ça coinçait un peu à certains endroits. J’ai compensé en refaisant le plein de gâteaux à Pétra.
  • La déshydratation : qui dit randonnée sous le soleil, dit boire beaucoup même quand on n’a pas soif. Je ne l’ai pas assez répété à mon 12 ans qui n’était pas très bien l’avant-dernier soir et le matin qui a suivi malgré une bonne nuit. Doliprane, qui n’est pas reté longtemps, sieste de 4h dans le minibus et coca au réveil et c’était fini.

 

Combien ça coute ?

Ce programme s’appelle « À la fois rois et bédouins du désert », il fait partie de la catégorie voyage en famille sur 8 jours/7 nuits.

Pour 2 adultes (16 ans = adulte), et un enfant, comptez un peu plus de 7 000 euros tout compris donc vol, hébergement, repas, transferts, entrées sur les sites, guides, eau… Le repas du dernier soir, les pourboires et évidemment les dépenses personnelles, type le hammam, ont été réglés sur place.

Vous pouvez le retrouver sur le site www.allibert-trekking.com

 

Quelques conseils pratiques pour profiter à fond de la Jordanie
Que faire en Jordanie 

Quelle période choisir ?

L’hiver il fait froid et l’été il fait très chaud, donc le printemps est la période idéale.

Notre guide nous disait qu’il faisait encore très frais deux semaines avant notre arrivée et que les températures étaient montées d’un coup. Il faisait d’ailleurs plus chaud que d’habitude, entre 30 et 35 degrés mais avec du vent assez régulièrement donc c’était supportable.

Nous n’avons pas vraiment souffert de la chaleur, excepté près de la mer morte où c’était plus étouffant.

Le soir, il m »est arrivé une fois de mettre un gilet mais c’est vraiment parce que je suis une grande frileuse 😀

Quel est le décalage horaire ?

À peine une heure en plus, vraiment parfait.

Comment se rendre en Jordanie ?

Les vols sont assez nombreux, directs ou avec escale. Nous avons volé avec la Royal Jordanian de Paris à Amman. Environ 4h30 pendant lesquelles nous avons eu une belle visibilité sur les pays traversés au retour.

Une collation est prévue dans le prix du billet. Attention si vous êtes végétarien/ne, il faut commander votre plateau à l’avance car les deux choix sont carnés.

Comment se déplacer en Jordanie ?

À pied 😀

Pour aller d’un site à l’autre, nous étions en minibus. Les plus longs étaient :

  • la première journée pour aller de Amman au canyon puis à Al-Kérak puis à la réserve de Dana, entre 1h et 3h à chaque fois,
  • entre Pétra et le Wadi-Rum, plus de 3h,
  • entre le Wadi Rum et la mer morte, 5h.

Cela ne m’a jamais paru si long car on en profitait pour se reposer, regarder les paysages et écouter Mazen. L’itinéraire fait que cela arrivait au bon moment, après Pétra et surtout après le désert quand le 12 ans a eu besoin d’un long dodo pour se remettre de sa petite déshydratation.

Que mettre dans la valise pour la Jordanie ?

Indispensables

  • des chaussures de rando, obligatoire !!! Les baskets ne sont pas adaptées sur certains terrains,
  • une gourde pour chacun, plutôt grand format. Mieux, un sac à dos de randonnée avec gourde intégrée,
  • des chèches et casquettes, nous avions les 2, ils se complètent bien,
  • lunettes et crème solaire évidemment,
  • des vêtements couvrants, en particulier en dehors des villes comme Pétra. Même si la Jordanie est très ouverte, c’est mieux de respecter les coutûmes locales.
    • les enfants étaient en bermuda et tee-shirt manches courtes tous les jours et manches longues dans le désert,
    • j’étais en pantalon et tee-shirt, sauf dans le canyon où j’avais un short validé par notre guide car nous étions loin de la population,
  • des sacs de couchage et sacs à viande : nous avions des draps et des couvertures partout mais on était mieux dans nos sacs, nous n’avons pas eu froid à part la nuit à Little Petra où j’ai mis une couverture en plus de mon sac de couchage,
  • des petits jeux type UNO, ça crée des liens et ça occupe après les déjeuners dans le désert,
  • une trousse à pharmacie même si nous n’avons utilisé que le Doliprane et les pansements (prévoir ceux pour les ampoules aussi).

On en avait mais cela n’a pas servi

  • de l’anti-moustique, pas vu l’ombre d’un !
  • pantalon de trek : j’en ai acheté un pour moi, j’ai eu trop chaud donc je l’ai porté 2h. Mes pantalons au coton étaient beaucoup plus agréables mais attention au sable/roches rouges, ça tâche et tout n’est pas parti. J’aurais pu en acheter pour les enfants mais le vendeur de Decathlon, qui est allé en Jordanie l’année dernière, m’a dit que ce n’était pas nécessaire. Je confirme.

Les films à voir avant de partir

Pour se mettre dans l’ambiance, je vous recommande de regarder des films et/ou des documentaires en famille. Ça vous permettra de vous projeter un peu même si, vous le verrez, c’est tellement plus beau en vrai

Quelques films tournés dans le Wadi Rum

  • Seul sur Mars de Ridley Scott (un amoureux du Wadi Rum) avec Matt Damon, notre préféré,
  • Dune de Denis Villeneuve (je l’ai vu dans l’avion celui-ci),
  • Rogue One de Gareth Edwards et Star Wars IX de J.J. Abrams,
  • Alladin de Guy Ritchie avec Will Smith (pas encore vu mais je le mets sur notre liste),
  • Lawrence d’Arabie de David Lean mais moins accessible pour les enfants.

Le film tourné à Petra

  • Les aventuriers de l’Arche Perdue et la dernière Croisade de Steven Spielberg.

Les documentaires

  • Échappées belles sur France 5 – nous avons regardé le dernier en replay.

Pourquoi choisir de partir avec Allibert Trekking ?
Que faire en Jordanie 

Vous le savez, j’aime bien construire mes itinéraires, notamment sur les voyages en Europe comme Barcelone ou Amsterdam, et aussi faire appel à une agence pour des voyages plus longs ou lointains. Ce peut-être pour tout le séjour comme au Brésil ou en partie comme en Grèce ou en Polynésie.

Pour une semaine de trek, seule avec les enfants, un voyage organisé me paraissait une bonne option. Nous n’aurions jamais fait autant et dans d’aussi bonnes conditions si je l’avais fait moi-même.

Ça faisait d’ailleurs un moment que j’avais envie de découvrir les séjours de ce tour-opérateur très engagé dans le tourisme durableAllibert Trekking est d’ailleurs le premier TO labellisé ATR (Agir pour un tourisme responsable) et il compense 100% du carbone de ses voyages. Parce qu’il faut continuer de découvrir le monde mais plus proprement. Le faire en marchant et en utilisant des modes de transport doux y contribue.

C’est déjà très bien mais c’est encore mieux quand ce sont des voyages spécialement conçus pour les familles !

Cet itinéraire a été pensé et amélioré au fil du temps pour les petits marcheurs à partir de 6 ans. Le rythme est moins soutenu mais pas moins intéressant pour autant car il mixe les incontournables comme Pétra et le Wadi Rum avec des sites moins connus comme le canyon et Little Petra où nous étions quasi seuls.

 

Alors ce trek en famille en Jordanie, bien ou ?

DIIIIIIIIIINGUE

Je pense que vous l’avez compris, ce voyage a été incroyable ! Les paysages, les sites, les Jordaniens, l’organisation d’Allibert Trekking, notre super guide Mazen…

La découverte à pied de ce pays invite au dépassement de soi pour s’en imprégner au maximum.

Ce voyage nous a permis permet d’aller vraiment au cœur du pays, de transformer un effort en une chance incroyable d’être dans des endroits dans lesquels d’autres ne pourront jamais accéder, même en 4×4, de nous créer des souvenirs indélébiles mais aussi de minimiser l’empreinte de notre passage.

Je vous l’ai dit, mon 12 ans est un marcheur contraint qui n’apprécie les randonnées qu’une fois qu’elles sont terminées. Il n’avait jamais autant marché et pourtant il n’a jamais rechigné à l’effort tant il a été avide de vivre ce qu’on lui proposait.

Mon 16 ans est quant à lui un sportif à l’enthousiasme modéré… Il a une grosse endurance donc marcher n’est pas un problème mais n’attendez pas un waouh, c’est dingue, je kiffe ma life… J’ai eu un « c’était super », et croyez-moi, on est donc sur du très haut niveau de satisfaction.

Cerise sur le gâteau, enfin, houmous sur le pain pita, partager ce séjour avec une famille trop sympa, ça l’a rendu encore plus chouette alors merci Gwen, Philippe, Raphaël et Alexane !

Pour finir, ce voyage a été réalisé en collaboration avec Allibert Trekking. La création de ce contenu et les avis sont bien les miens, sans corrections avant édition.

 

Alors, vous partez quand en Jordanie ?

 

Prenez soin de vous, inspirez-vous et créez-vous de chouettes souvenirs en famille.

 

Stéphanie

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